TOURMENTE DES CPE ET FUSION D’ÉTABLISSEMENTS

TOURMENTE DES CPE ET FUSION D’ÉTABLISSEMENTS

TOURMENTE DES CPE

ET FUSION D’ÉTABLISSEMENTS








Article rédigé par Dolorès RAVIDAT,membre de l'équipe CPE du SNALC
Paru dans la Quinzaine universitaire n°1439
Le 20 mars 2020




L’heure est à la restriction, dans tous les domaines, et l’École n’est pas épargnée. Ce que l’on gagne d’un côté, on le reprend de l’autre. Dans un contexte de fusion, c’est d’autant plus marquant. J’en prends pour exemple ce qui suit.

Il est annoncé dans l’EPLE A (le plus petit, celui qui sera absorbé) la perte d’un niveau de section car le taux de remplissage n’est pas optimal (les chiffres, toujours les chiffres). Tandis que dans l’EPLE B (celui qui absorbe), il est promis l’ouverture d’une demi section de technicien supérieur. De là à y voir un lien de cause à effet…

Et les CPE dans tout ça ?

Eh bien c’est le flou, le vide absolu, celui qui laisse tout entrevoir et n’importe quoi à la fois. Il est garanti le maintien des postes de CPE (3 ETP pour 650 élèves au maximum), même avec internat ; je n’y crois pas. J’ai connu de bien plus grands établissements avec internat, où avec 1200 élèves et un internat, les collègues étaient trois. Alors, loin de moi l’idée d’espérer qu’un poste soit supprimé mais les questions restent nombreuses et sans réponses.

Qu’en sera-t-il des équipes vie scolaire ? Le nombre d’AED sera-t-il conservé ? Que ferons-nous s’il est décidé une diminution ? Supprimer des places d’internat car il n’y aura personne à mettre devant les élèves ? où est l’intérêt de l’élève, l’internat d’excellence et j’en passe ? Parce que ces questions, nous nous les posons. Les enseignants voient leurs inspecteurs, ils obtiennent – ou pas – des garanties, des explications. Mais, encore une fois, la vie scolaire n’existe pas. Ce sera un dommage collatéral, une variable d’ajustement dans un contexte où les sensibilités sont exacerbées, où chacun tire la couverture à soi. Le SNALC demande plus de transparence dans ce type de situation.
Que les répercussions d’une fusion (absorption) soient assumées par les décideurs, notamment en ce qui concerne la vie scolaire. Il faut cesser cette démagogie qui laisse entrevoir de la prodigalité qui n’existe pas.

Et vous, avez-vous connu pareille situation ?
N’hésitez pas à nous donner votre avis en nous contactant à cpe@snalc.fr





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