QUEL AVENIR POUR LA VOIE TECHNOLOGIQUE ?

QUEL AVENIR POUR LA VOIE TECHNOLOGIQUE ?

QUEL AVENIR

POUR LA VOIE TECHNOLOGIQUE ?



© iStock eccolo74



Article paru dans la Lettre pédagogique n°4,
Par Sébastien Vieille, , secrétaire national du SNALC chargé de la pédagogie
28 février 2020





Conscient qu’à l’intérieur de la voie technologique certaines filières sont en danger, le ministère a mis en place un comité de suivi. Il y a donc désormais un comité de suivi pour le lycée général, un sur les INSPE et un sur la voie technologique. Le SNALC entend donner tout son sens à cet organe et y jouer son rôle à plein.


Une hypothèse balayée d’emblée

Très tôt dans les discussions, la place de la voie technologique a été en question. Coincée depuis sa création entre générale et professionnelle, elle semblait avoir trouvé son public. Mais alors que les deux autres voies progressent en termes d’effectifs, elle perd plusieurs milliers d’élèves.

Donc, la question de sa suppression a été évoquée. Mais personne ne souhaite cela. Et le SNALC a clairement montré son attachement à ces filières qui doivent former des techniciens autant que des citoyens.


Des dangers différents

La filière STMG n’est pas en danger au regard de ses effectifs. Cependant, elle peine plus que d’autres à mener ses élèves vers l’excellence ou tout du moins vers la réussite. Son recrutement par défaut est pointé du doigt et certains voudraient la réformer.

Mais les vraies causes d’inquiétudes sont les filières STL et STI2D ; leurs effectifs diminuent dangereusement. Alors que le comité s’interdisait de lier pleinement ce phénomène à la réforme du lycée qui ouvre la première générale à des profils qui n’y accédaient pas précédemment ou à la création de NSI ou SI, le SNALC – se basant simplement sur les chiffres – a clairement démontré le lien de causalité.

Mais face à ces diagnostiques, quels remèdes proposer ?


Le SNALC a consulté et proposé

Les programmes de la voie technologique viennent d’être modifiés. Pour certains, ils sont plus exigeants. Vous êtes nombreux à nous avoir signifié cela dans notre enquête portant sur le lycée technologique. Le SNALC considère que ce niveau d’exigence peut être une bonne chose pour la filière STMG. Il ne faut pas que cette filière soit une voie de garage ou un « bac à bon marché ».

Pour le SNALC, il faut que l’orientation vers STMG devienne une orientation positive. C’est pourquoi nous avons insisté sur la nécessité de mieux communiquer tant au niveau ministériel qu’au niveau local pour faire comprendre les possibilités qu’offre cette filière.

Pour le SNALC, si une chose doit évoluer, c’est l’ETLV. Soit on donne les moyens de faire bien, en formant les enseignants et en en faisant un enseignement qui vient en plus soit on le supprime car il n’apportera rien.

Concernant STL et STI2D, il faut, pour le SNALC, que plusieurs facteurs soient conjugués. En premier lieu, il ne faut pas que la suppression des filières dans la voie générale envoie au casse-pipe des élèves qui auraient été à leur aise dans un cadre plus technologique. Pour ce faire, il est nécessaire que les enseignants soient les maîtres d’œuvres des conseils de classe de fin de seconde.

Devant le comité, le SNALC a montré l’importance des passerelles. Il faut qu’à tout moment, un élève qui serait en difficulté dans la voie générale tout en se montrant intéressé par NSI ou SI puisse être réorienté.

Bien sûr, tout comme c’est le cas pour STMG, il importe de communiquer efficacement autour de ces filières. Et cette communication sera d’autant plus efficace si les futurs bacheliers sont clairement informés des débouchés qui existent.

Dans cette logique, le SNALC s’est prononcé favorablement sur l’idée de places réservées en BTS comme en IUT pour les élèves issus de la voie technologique. C’est un élément crucial pour toutes les séries, pas seulement pour celles perçues comme en danger (Nous avons par ailleurs pointé les problèmes liés aux IFSI sans que de réelles avancées ne soient proposées).

Quoi qu’il en soit le SNALC continuera – dans le comité de suivi comme dans les autres instances – à promouvoir une voie technologique de qualité. Elle mérite un recrutement positif, des programmes cohérents et ambitieux. Il en va de sa survie, de la réussite de ses élèves et du bien-être de ses professeurs.



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