E3C : L’HEURE DU BILAN... ET DES PERSPECTIVES

E3C : L’HEURE DU BILAN... ET DES PERSPECTIVES

E3C : L’HEURE DU BILAN...

ET DES PERSPECTIVES



© iStock Tintin75



Article paru dans la Lettre pédagogique n°4,
Par Sébastien Vieille, , secrétaire national du SNALC chargé de la pédagogie
28 février 2020





La communication officielle nous dit combien la première session des épreuves de contrôle continu s’est bien déroulée, la réalité du terrain est quelque peu différente, entre dysfonctionnements prévisibles et forte contestation. Et le SNALC a été dans la contestation. Mais dans son ADN même, votre syndicat est force de proposition. Sa voix est-elle entendue ?


Une délégation du SNALC a été reçue dans le cadre du comité de suivi. Nous n’avons pas manqué de remonter les cas de fraude ou les problèmes d’organisation qui nous avaient été signalés par nos représentants locaux notamment à La Rochelle ou dans l’académie de Grenoble.

De même, forts du nombre impressionnant de réponses à l’enquête E3C menée par le SNALC, nous avons pu porter votre parole et les propositions que vous aviez soutenues. Vous pourrez retrouver tous les résultats de cette consultation dans la QU1439. Mais voici les propositions que nous avons portées devant le Comité.

La suppression de la première période d’E3C.

Pour le SNALC, elle intervient trop tôt. C’est elle qui permet à certains IPR d’inciter – parfois fortement – à des progressions communes.


Un cadrage national et des garanties d’équité

Le SNALC a réclamé que les E3C se déroulent à la même date sur le territoire et que ces épreuves soient regroupées sur des journées banalisées. La volonté initiale de les intégrer à des journées de cours normales et de laisser à chaque établissement le choix concernant les dates ne tenait simplement pas la route. Les sujets et corrigés en ligne, les fraudes en l’absence de réelles conditions d’examen en sont des preuves assez flagrantes.

Le SNALC a aussi plaidé pour des sujets nationaux, qui sont – quoi que l’on puisse en dire – une manière assez simple de garantir l’égalité de traitement entre les candidats.


Quelles perspectives ?

Les personnes en charge du comité de suivi ont reconnu que la première session posait clairement problème. Ils n’ont pas cherché à invoquer un manque d’habitude ou une nécessaire adaptation... L’idée de ne garder que deux périodes d’E3C – en fin de première puis en fin de terminale – est un scénario qui a semblé faire consensus.

Sans aller jusqu’à une organisation sur une date unique, le comité s’est dit favorable, dès cette année, à une période ramassée sur une semaine, en émettant l’hypothèse de celle juste avant le baccalauréat, au moins de juin. L’idée était clairement que c’est une semaine où les élèves de terminale – plus ou moins en révisions – ne sont pas dans les murs et où la fréquentation est faible dans les autres niveaux. Ainsi, banaliser du temps et des salles ne poserait aucun problème.

Le SNALC a reconnu l’intérêt de cette idée. Mais votre syndicat a fait une recommandation forte : Il faut que les corrections des E3C, les surveillances et corrections du baccalauréat pour cette année soit réparties avec discernement et de manière équitable.

Concernant les sujets, l’idée qui a été soumise par la commission a été celle d’un choix par les IPR dans la banque de sujets. Tout en réaffirmant son attachement à des sujets nationaux et sa défiance vis-à-vis d’une banque de sujets accessible à tous, le SNALC a reconnu que ce serait sans doute moins pire que ce qui s’est produit lors de la première vague.

Enfin, les échanges se sont portés sur la correction de ces épreuves. Le SNALC a de nouveau pris position pour une correction « papier », correctement rémunérée.

Si sur la rémunération le comité a difficilement pu se positionner, il a reconnu que la dématérialisation n’apportait pas de solution, voire engendrait de nouvelles difficultés.

Quelques espoirs sont donc permis. Au milieu des effets d’annonce, à l’ère de la com, donc de la communication creuse voire trompeuse, il reste dans notre institution des interlocuteurs capables d’entendre le terrain et de chercher de vraies solutions.

Le SNALC s’engage donc à rester force de proposition. Mais il s’engage aussi auprès de ses adhérents à rester vigilant. Les problèmes posés par les E3C sont trop graves pour que des échanges constructifs demeurent lettres mortes.





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