NOUVEAU CADRE DE GESTION DES AESH : OÙ SONT LES AVANCÉES PROMISES ?

NOUVEAU CADRE DE GESTION DES AESH : OÙ SONT LES AVANCÉES PROMISES ?

NOUVEAU CADRE DE GESTION DES AESH : OÙ SONT LES AVANCÉES PROMISES ?


Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1437
Par Philippe FREY, vice-président national du SNALC
Danielle ARNAUD, secrétaire nationale SNALC chargée des contractuels,
Le 28 janvier 2020


Il n’a échappé à personne que le premier trimestre de l’année scolaire 2019-2020 a été particulièrement chaotique pour les AESH.

On nous avait promis :

  • des CDD de 3 ans ;

  • une rémunération (légèrement) améliorée grâce à des contrats de 41 semaines minimum ;

  • des affectations raisonnées ;

  • l’intégration des AESH par les équipes éducatives ;

  • un rendez-vous avec les familles des élèves accompagnés ;

  • la reconnaissance du temps de travail connexe à l’accompagnement ;

  • la création de postes d’AESH référents pour accompagner leurs collègues débutants ou en difficulté.

Mais, dès la rentrée, les dérives ont été nombreuses, fruits d’une lecture rapide du texte voire même de mauvaises volontés…Les avancées qui avaient été annoncées ont été dénaturées.

Voici un échantillon des conséquences dont le SNALC a été témoin et qui mettent les AESH en difficulté dans la pratique de leur profession et dans leur vie personnelle.

  • Nombre d’AESH ont débuté l’année sans contrat et sans rémunération ou avec des contrats d’un an seulement.

  • Des contrats encore rédigés en début d’année sur 39 semaines ou des quotités abaissées, ce qui induit des salaires qui stagnent.

  • Des établissements et des emplois du temps qui changent en cours d’année suite aux affectations dans des PIAL.

  • Des AESH plus ou moins bien accueillies dans les établissements malgré un guide pour les chefs d’établissement et directeurs… que ces derniers n’ont souvent pas reçu !

  • Seuls 20% des AESH ont pu bénéficier des rendez-vous avec les familles alors que ce moment est essentiel pour un accompagnement réussi.

  • Le temps de travail invisible souvent mal compris et exigé en présentiel ou lissé sur l’année.

  • Des postes d’AESH référents dénaturés de leur fonction première : on leur demande plus souvent de faire de la coordination que de faire du soutien !

Vous l’aurez compris, nous sommes encore loin du compte. Le SNALC reste mobilisé dans les académies pour que chaque AESH accède à ce à quoi il a droit. Il continue également son action auprès du ministère pour une réelle amélioration des rémunérations et des conditions de travail des AESH.

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