CAP : 1, 2, 3 PARTEZ !

CAP : 1, 2, 3 PARTEZ !

CAP : 1, 2, 3 PARTEZ !


Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1437
Par Guillaume LEFEVRE,
secrétaire national chargé de l’enseignement professionnel,
Le 28 janvier 2020


© iStock - Baona


La réforme de la voie professionnelle ne révolutionne pas que le BAC Pro ; le CAP est touché aussi par la volonté ministérielle d’adaptation aux besoins des branches professionnelles.

L’article D. 337-6 du Code de l’éducation prévoit des possibilités de dérogation au principe de préparation du CAP en deux ans. Ainsi la circulaire n° 2020-002 du 15-1-2020 autorise une variation de la durée de formation qui peut être réduite à un an, à la demande du candidat. Mais aussi pour tenir compte des besoins particuliers de l’élève, la durée de la formation peut être allongée d’une année, portant le cycle de formation à trois ans. Par surcroît, cette adaptation à l’élève prétextée ouvre aussi la formation aux jeunes sortis du système scolaire sans qualification en retour en formation sous statut scolaire. La durée du CAP sera déterminée suite à un positionnement pédagogique adapté au cours de la 1ère année. L’obtention du diplôme est validée en une seule session pour le CAP en 1 an et par acquisition progressive d’unité de spécialité pour le CAP en 3 ans. Cela entraîne une organisation pédagogique adaptée permettant une progression régulière de l’élève en vue de l’obtention du diplôme. Donc une augmentation de travail et de préparations pour les PLP. Mais aussi en terme d’accompagnement et de relations avec les familles afin de déterminer les périodes et le nombre de passations d’unités en plus des les PFMP réduites à 5 semaines pour le CAP en 1 an. Les PLP devront s’adapter aux choix de l’élève pour la durée de la formation ainsi que pour les modalités de passage des épreuves, progressives ou regroupées en 3e année.

Avec cette refonte du CAP, on identifie trés bien le projet du ministre sur le travail de l’enseignant du XXIe siècle : augmentation du temps de travail et de présence au lycée, fin de la liberté pédagogique, mixité des publics, nouvelles missions imposées d’accompagnement et de relations avec les familles, le tutorat. Tout cela en contre partie d’une revalorisation insignifiante confirmant son mépris à l’égard des PLP et de la voie professionnelle.

NON, le SNALC ne laissera pas se réaliser la disparition progressive du statut des PLP.

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