QUID DU QUESTIONNAIRE CPE ?

QUID DU QUESTIONNAIRE CPE ?

QUID DU QUESTIONNAIRE CPE ?
Quelques résultats…





PHOTOGRAPHIE DES RÉPONDANTS (Effectifs, équipe vie scolaire)

65% des répondants sont affectés en collège, sur 14 académies. A noter : 6 collègues ont oublié de noter leur académie d'origine. Les établissements scolarisent de 65 à 2000 élèves.

Ratio nombre de CPE par établissement


Sans surprise, il y a 20 EPLE où il n'y a qu'un seul CPE, 6 où 2 sont affectés, 1 seul où 3 collègues se partagent le travail, 2 EPLE très importants qui recensent 4 CPE.

Une exception : un établissement concentre 3 temps partiels (0,50 ETP).

56,25% des répondants estiment être assez nombreux dans l’EPLE où ils officient.

Ratio nombre de CPE par élèves


59,37% des CPE revendiquent un nombre d'AED insuffisant, Ils exercent majoritairement en collège. Cependant, ils sont 25% à ne pas avoir le soutien de leur hiérarchie quant à la demande de postes supplémentaires.

CLIMAT SCOLAIRE

Quid du soutien de la hiérarchie en cas de problème avec…

  • Les élèves : 72 % des collègues sont soutenus en cas de problèmes avec les élèves,

  • Les parents : 72 % déclarent avoir le soutien de leur hiérarchie,

  • Les AED : 59.37% se sentent soutenus en cas de soucis,

  • Les enseignants : 53,12 % seulement de soutien en cas de difficulté avec un enseignant.

Dans l’ensemble, les collègues se sentent soutenus quand il a un problème. Le soutien est cependant moindre semble-t-il quand il s’agit d’un membre de la communauté éducative, alors qu’il est plus actif quand il s’agit des familles et des élèves.

En revanche, 50% des collègues reconnaissent qu’en cas de problème avec la direction ou la hiérarchie en général, il n’y a aucun soutien d’aucune sorte.

ROLE DU CPE DANS L’ETABLISSEMENT

Sur la question du CPE conseiller technique de la direction, vous êtes 18,75% à ne pas être reconnus comme tels, alors que les derniers textes reconnaissent cette qualification des CPE. Seuls 5 collègues souhaiteraient le devenir et 1 pense qu’il y a trop de contraintes afférentes à cette mission.

Sur la question CPE chef de service, il y a quelques réponses qui nous interpellent particulièrement. Si vous êtes 43,75% à être reconnus comme tels, il y a des collègues qui se retrouvent privés de ce droit. Par exemple :

  • « chef gère mon équipe sans me consulter. Je ne sais jamais ce qu'ils font et je ne peux jamais leur donner du travail car ils font celui du proviseur adjoint » ;

  • « Le recrutement des A.E.D. m'a été retiré » ;

  • « le chef d d’établissement dirige tout ».
Dans les cas où les chefs dirigent tout et gèrent tout, il y a un sérieux problème de répartition des tâches et de respect des textes. Les AED font partie du service vie scolaire et doivent être au service des élèves principalement. Ce ne sont pas les secrétaires particulières des chefs. Quant au recrutement des AED, il est bien malheureux que le CPE, qui va encadrer cette équipe, ne puisse donner son avis lors du recrutement. Encore une fois, nous voyons le chef omnipotent qui gère seul son établissement.

TEMPS DE TRAVAIL

31,25% des collègues font 35h, les bienheureux. Car, comme nous nous y attendions, plus de 60% d’entre vous faites bien plus que le quota horaire prévu par la loi. Nous avons des variations importantes, allant de 2h à…20h de plus par semaine. Cette corrélation vaut avec le type d’établissement et le nombre de collègues en poste. Malheureusement, vous n’avez pas tous répondu à cette question.
Evidemment, quand il y a des urgences ou des impératifs, nous dépassons le quota horaire sans toutefois noter nos heures.

Dans la même veine, seuls 3 collègues arrivent à récupérer les heures supplémentaires effectuées. Pour les autres, qui représentent 50% de l’effectif, ces heures sont perdues… Grave erreur ! Vous savez que l’esclavage a été aboli ?

Encore plus surprenant : 65% ne souhaitent pas récupérer ces heures … Peut-être est-ce parce que nous touchons au cœur du problème : notre rémunération !

Et oui, nous sommes les seuls personnels titulaires à n’avoir droit à aucune heure supplémentaire, ou alors quelques heures péri-éducatives… Donc pour en revenir au sujet, vous êtes 87,5% à souhaiter que ces heures soient rémunérées. Ce qui semble logique, ne dit-on pas que toute peine mérite salaire ?

PAUSE MÉRIDIENNE (repas) et PAUSE POUR 6H TRAVAILLÉES

Une pause repas est accordée à 50% d’entre vous. Cette dernière varie de 15 minutes à 60 minutes, la variabilité de la durée dépendant des urgences qui sont nombreuses dans notre métier.

A ne pas confondre avec la pause repas, une pause de 20 minutes pour 6h travaillées est également possible pour 25% des répondants. Là encore, il faut considérer que ce n’est pas réellement une pause car, où qu’on aille « se poser », il y a toujours quelqu’un pour parler « boulot ». Dans ce cas, il convient de vraiment se mettre en retrait pour souffler et recharger ses batteries, voire faire une sieste express de 15 minutes.

Pour les 75% qui ne la prennent pas, les motifs sont divers et variés :

  • 47% n’ont pas le temps/sont trop sollicités,

  • 22% travaillent dans l’urgence permanente/climat scolaire difficile,

  • 11% verraient leur temps de travail allongé d’autant/aucun répit venant de la direction,

  • 11% confondent pause repas et pause légale,

  • 9% de réponses diverses (temps partiel…).

RÉMUNÉRATION

Comme nous l’avons vu un peu plus haut, si nous sommes majoritairement demandeurs du paiement des heures supplémentaires effectuées, c’est bien que la rémunération semble insuffisante à 69% d’entre nous !

D’ailleurs, une juste rémunération à mi carrière (échelon entre 5 et 6) donnerait plutôt entre 2360€ et 2720€ nets, contre à peine 1872,78€ pour l’échelon 5 actuel et 1930.67€ pour l’échelon 6. Quant au début de carrière, il est plutôt évalué à 1800€ nets, afin de subvenir aux besoins d’une installation décente.


INDEMNITÉS

La seule indemnité que nous touchons est l’indemnité forfaitaire d’éducation, du même montant que l’ISOE des collègues enseignants soit 1083.54 € nets annuels. Vous êtes 65,63% à déclarer qu’elle est insuffisante et donc, à vouloir une revalorisation. Cette demande de revalorisation irait de 10% à 100%, comme le montre le graphique suivant.

Graphique représentant la demande de revalorisation des collègues ayant répondu à cette question.

Quelle autre indemnité serait souhaitée ?

  • IMP pour décrochage scolaire,

  • IMP pour référent laïcité,

  • IMP référent vie lycéenne/collégienne,

  • HSE,

  • Indemnité milieu sensible,

  • Indemnité pour organisation de moments forts,

  • Indemnité pour organisation des examens.


Dans la même veine, vous accomplissez, à 56%, des missions non rémunérées telles que :

  • Suivis divers tutorat & formation des AED,

  • Sorties scolaires hors temps de travail (le dimanche) avec les internes,

  • Café des parents, relaxation & gestion de stress,

  • Référent dispositif devoirs faits,

  • Référent sécurité routière,

  • Référent citoyenneté,

  • Participation aux différentes instances en dehors de nos 35h hebdomadaire (CA, conseil de discipline etc.), l'animation du Conseil de la vie Collégienne,

  • Référent vie lycéenne/vie collégienne (CVC, éco-délégués),

  • Suivi parcoursup, inscription aux examens, dossiers orientation et réorientation...,


Et vous n’êtes que 37,5% à souhaiter une rémunération pour ces actions. Votre altruisme vous honore mais, encore une fois, toute peine mérite salaire !

CONSEILS DE CLASSE ET RÉUNIONS

Vous êtes 41% à assister à tous les conseils de classe, cela vous semble logique et souhaitable. Le très faible nombre de réponses à la question « pourquoi » ne permet pas d’en tirer une quelconque interprétation.
Enfin, nous voyons que vous êtes 91% du total des collègues assistant aux conseils (pas forcément tous) à ne pas récupérer ces heures. Le SNALC demande que ces heures soient récupérées le plus tôt possible et que ce travail soit rémunéré à sa juste valeur.

LOGEMENT DE FONCTION

Qui dit logement de fonction dit obligatoirement internat, et 25% des collègues travaillent dans un EPLE avec internat. Sur ce ratio, 28% sont volontaires pour loger. Or, seulement 19% des répondants ont un logement de fonction !

De même, logement de fonction et internat riment avec NAS dans 25% des cas. La NAS, pour rappel implique des astreintes, réparties entre tous les personnels logés, équitablement. A la question « Quand avez-vous su que c’était un logement par NAS ? », vous êtes majoritairement d’accord pour dire que c’est lors des demandes de mutation, et 83% d’entre vous assurent des astreintes.

Il n’empêche que plus d’un tiers (37%) des logés par NAS ne l’ont su qu’à la rentrée. Est-ce normal ?

Enfin, vous êtes 16% à avoir demandé une dérogation à l’obligation de loger.

Ce qu’en pense le SNALC

Autant le logement de fonction est une denrée précieuse en région parisienne ou dans les régions où le coût du logement est prohibitif, autant il peut être un frein à une demande de mutation. En effet, il arrive que des collègues ne demandent pas tel type d’établissement parce qu’il y a un internat et probablement une obligation de loger. Ce n’est pas évident dans ce cas de concilier vie de famille et vie professionnelle, d’autant plus que demander une mutation en aveugle quant à la réalité d’un possible logement de fonction impose à toute la famille de se sentir prête à déménager.

CARRIÈRE

La « carrière type » d’un CPE ne satisfait que 25% d’entre vous. Pourquoi ? Il semblerait que des évolutions soient à envisager et ce, assez rapidement. Citons par exemple :

  • Faciliter le détachement,

  • Pouvoir plus souvent changer d'établissement, faciliter les mutations,

  • Décharger d’heures pour accompagner les stagiaires sur leur formation (être partiellement formateur-trice),

  • Permettre d’intégrer un corps qui soit identique à celui des agrégés,

  • Augmenter le salaire, les heures supplémentaires,

  • Obtenir des bonifications REP/REP+ plus rapidement,

  • Accéder plus rapidement aux échelons supérieurs ou à la hors classe,

  • Être reconnus, considérés par tous les personnels, avoir du soutien,

  • Être reconnus statutairement et financièrement comme des personnels de direction,

  • Voir les heures sup’ rémunérées au même titre que les professeurs,

  • Avoir davantage de coaching en management, moins de solitude dans la fonction,

  • « Que la hiérarchie : chef d'établissement et/ou IPR cesse de nous prendre pour des demeurés ».

FORMATIONS

PAF ? quel PAF ? 81% des sondés connaissent le Plan Académique de Formation (PAF) mais seulement
40% demandent des stages. Pourquoi 60% des collègues ne demandent pas de stage ?

  • Formations sans intérêt : 19%

  • Trop de travail : 12,5%

  • Opposition de la direction : 3%

  • Perte de temps : 3%
Les réponses sont sans équivoques ! Les stages proposés ne répondent plus à la réalité du terrain ni aux souhaits des CPE.
De plus, l’année dernière, sur les 40% de demandes, il y eu 86% d’obtention. Nous remarquons qu’il y a encore une fraction des demandes qui est passée à la trappe soit parce que les stages demandés étaient hors catégorie ou complets.

Ce qu’en pense le SNALC

Le PAF n’est plus adapté aux réalités de terrain, ni aux publics. Les formations proposées le sont bien souvent trop tard dans l’année ou ne répondent plus aux besoins. Il est grand temps de revoir ce système de formation et d’éviter le recours massif aux formations « magistère » exclusivement en ligne.

SANTÉ

Le médecin de prévention intervient dans le domaine de la santé et du bien-être au travail des personnels de l’Education nationale. Le médecin accompagne le service des Ressources Humaines. Il a un avis consultatif pour un aménagement de poste, un allègement d’heures, la prise en compte d’une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), une demande de mutation…

Ce service se trouve au Rectorat. Il peut se composer de plusieurs médecins et de psychologues du travail. Dans l’académie de Normandie une psychologue travaille dans le cadre du protocole Evénement à Caractère Traumatique en Etablissement Scolaire (ECTES)… y a-t-il une raison ?

Or, vous êtes 59% à ne pas connaître la médecine de prévention !

Par contre, 62.5% d’entre vous aimeraient en bénéficier. D’ailleurs, concernant la protection de notre santé : il existe les Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail. Dans chaque établissement, vous disposez d’un registre accessible sur lequel vous pouvez noter les problèmes, défaillances ou autres problématiques (par exemple une porte d’entrée de l’établissement non sécurisée…). Le Chef d’établissement a l’obligation de répondre dans les plus brefs délais.

Nous avons également droit à une visite médicale annuelle soit avec le médecin de prévention soit avec un médecin agréé. Renseignez-vous auprès du pôle de santé de votre rectorat.

Selon une enquête de la MGEN intitulée « climat scolaire et condition de travail », les CPE sont les personnels les plus exposés aux risques psycho-sociaux.

De même, les CPE, sont en 2ème position avec les gendarmes et les policiers en termes de personnels exposés à la violence…

AUTRE THÈME NON ABORDÉ

Vous nous avez soumis des pistes de travail intéressantes, à savoir :

  • Les dangers psychosociaux au travail.

  • Le harcèlement d'un personnel par sa hiérarchie,

  • L'aspect relationnel entre collègues et hiérarchie,

  • Handicap, maladie,

  • Service de petites vacances : R+1 et S+1 s'organiser et ne pas venir pour garder les murs,

  • Comment changer de profession ?

  • La réduction des postes d’AS, de COPsy, d'infirmière, d'AED, comment la gérer en vie scolaire et en internat,

  • La formation physique à la sécurité pour l'équipe vie scolaire, le CPE est- il une variable d'ajustement par rapport aux réductions de postes ?
Nous ne manquerons pas d’y revenir. Mais VOUS aussi pouvez nous proposer VOS réflexions et autres écrits, que nous ne manquerons pas de relayer !

REMARQUES DIVERSES

Enfin, cette rubrique laisse libre cours à vos demandes. Nous y reviendrons également.

  • Existe-t-il une publication nationale sur le métier de CPE ?

  • Le regard des chefs d'établissement a évolué. Les nouveaux chefs nous prennent pour des gardiens : surveiller la cour, le self, les couloirs et inutile d'assister aux conseils de classe sinon sans récupération car « on ne sert à rien aux CC » !

  • Je pense cesser ma carrière de CPE. Catégorie A nous sommes maltraités par l’institution, oubliés et méprisés. Sur le terrain, nous sommes épuisés,

  • Les CPE se sentent abandonnés,

  • Malgré une reconnaissance de handicap et dans l'année de mes 60 ans, alors que j'ai fini de cotiser depuis longtemps, je puisse partir à 60 ans et laisser la place à un JEUNE.

SOUHAIT D’INTÉGRER LE GROUPE CPE :

17 collègues souhaitent intégrer le groupe national CPE.

Alors CONTACTEZ-NOUS cpe@snalc.fr

Merci à tous pour vos réponses, elles nous permettent d’avancer et de faire des propositions touchant un maximum de collègues.

Et surtout, le SNALC c’est vous ! Rejoignez le groupe !

contact :
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