PROVISEURS DE LGT : SCEPTICISME et INQUIÉTUDE

PROVISEURS DE LGT : SCEPTICISME et INQUIÉTUDE

PROVISEURS DE LGT :

SCEPTICISME SUR LA RÉFORME,
INQUIÉTUDE SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL




© iStock

Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1434, novembre 2019
Par Sylvie CHIARIGLIONE, membre du Bureau national et secrétaire académique du SNALC Corse




Le SNALC a rencontré 3 proviseurs pour échanger sur l’évolution de leur fonction et la mise en place de la réforme. Émergent plusieurs remarques. Rappelons que dans notre enquête de rentrée, 67 % des adjoints se plaignaient d’un surcroît de travail.


COMMENT VOUS DÉFINIRIEZ-VOUS EN TANT QUE CHEF D’ETABLISSEMENT ?

« Loyale, soucieuse de bien faire, bon soldat, à l’écoute, honnête » ; « rationnel, de bon sens, a l’esprit d’équité, sens du sacrifice, responsable, courageux, doté d’une capacité d’extraction pour gérer sans parti pris ».
Nos interlocuteurs, catégoriques, sont très attachés à l’Ecole, « pilier de la République », « élément consubstantiel de la démocratie » ; ils tâchent de « subordonner leur implication à l’environnement immédiat dans lequel ils évoluent ». « L’Ecole ne peut souffrir aucune médiocrité ».

QUID DE LA RÉFORME ?

« Elle impulse un changement nécessaire », « Nous avons confiance ». Mais « les conditions de travail ont changé ». Il s’agit plus que jamais de « consolider le lycée et d’inscrire ses acquis disciplinaires et effectifs dans la durée », « Les élèves doivent avoir ce à quoi ils ont droit ! ».« Il faut se battre pour préserver le lycée ». « On ne peut pas couper la tête à une discipline ! », « Il est dur de se projeter », « On souffrira longtemps de cette précipitation », « La sélection de 2 spécialités en terminale génère de mauvais choix pour la poursuite d’études », « Les facs ne veulent plus d’élèves mal formés ».

QUELLES SONT VOS PRÉOCCUPATIONS ACTUELLES ?

Deux réponses sur trois retiennent « l’absence de reconnaissance, de soutien hiérarchique, nous sommes esseulés, mis au front, écartés des décisions ». « Nous recevons dix injonctions par jour sur nos mails, des missions polluantes annexes à notre fonction première », « Tout doit se faire dans l’immédiateté », « en réunion on sent une grande souffrance des collègues », « Nous sommes passés à la lessiveuse », « Le CE n’est plus au coeur de ses missions, plus le temps passe, moins on voit les élèves », « On peut comprendre les burn-out ».

Qu’ils soient optimistes ou inquiets, nos interlocuteurs se rejoignent tous dans leur motivation « pour les élèves ».■



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