ET LA VALSE DES SOUFFRANCES CONTINUE

ET LA VALSE DES SOUFFRANCES CONTINUE



CTM DU 3 OCTOBRE 2019


Déclaration du SNALC


Monsieur le Ministre,

Vous devez avoir conscience du mal-être et de la détresse dans laquelle sont plongés les professeurs et personnels de l’Education nationale. Septembre est mortifère : tentative de suicide à Fos-sur-Mer, suicide de notre collègue Christine. Un nom, un mort, qui rejoint celui de Jean, présent encore dans les esprits. Et puis il y a les autres, anonymes, comme celui, récent, au lycée hôtelier de Chamalières. Ou les 6 suicides en 11 ans, à Béziers, dans le même lycée. [LIRE LA SUITE]






ET LA VALSE DES SOUFFRANCES CONTINUE




Maxime Reppert
Secrétaire national chargé des conditions de travail et du climat scolaire
conditionsdetravail@snalc.fr





Au rythme d’une rentrée épuisante et morose, les esprits des professeurs et personnels non enseignants oscillent, dans leur grande majorité, entre incompréhension, douleur et colère. Le suicide de Christine Renon a suscité un élan d’indignation et de colère, comme ce fut le cas pour Jean Willot en mars dernier. Cet événement ne fut pas le seul du mois avec d’autres suicides, plus anonymes, comme celui, de Laurent, PLP cuisine dans un lycée hôtelier de l’académie de Clermont-Ferrand. Et d’autres. A ces morts il faut ajouter la morosité et la violence qui composent le quotidien des personnels. Ainsi, le 30 septembre un élève de 1ère a très violemment agressé son professeur de sport dans un lycée polyvalent de Sarcelles.

Septembre fut mortifère mais octobre n’est pas en reste et témoigne encore de la détresse et la souffrance que l’on retrouve en milieu scolaire. Quelques exemples :

  • Le 4 octobre, trois mineurs (- de 15 ans) sont entrés dans un collège de Strasbourg et ont pointé une arme factice sur une enseignante. Même jour, autre lieu : Kewi, un adolescent de 15 ans, est poignardé à mort en marge d'un cours d'EPS aux Lilas (Seine-Saint-Denis).

  • Le 7 octobre, dans le Val d’Oise, un professeur d’histoire géographie, est agressé par un lycéen de 17 ans pour avoir voulu lui confisquer son portable.

  • Le 13 octobre, c’est la principale d’un collège de Bondy (Seine-Saint Denis) qui a tenté de mettre fin à ses jours. D’après des sources citées par l’AFP, elle aurait déclaré « ne plus supporter l’éducation nationale ».

La valse continue et les déclarations du ministre sonnent faux. Une directrice d’école se suicide ? On propose de revoir le statut des directeurs d’école. Face à cette violence dénoncée, il évoque, le 13 octobre, 20 à 30 incidents graves par jour (pour relativiser ?) alors qu’une étude relayée par Le Parisien en septembre 2017 estimait les incidents graves déclarés à 442 par jour dans les établissements du 2ⁿᵈ degré (348 d’après nos calculs).

Monsieur le Ministre, face à la souffrance et à la violence subies par les personnels (et également les élèves), il est grand temps de changer de disque.
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