BACCALAURÉAT : LE CALENDRIER POSE PROBLÈME

BACCALAURÉAT : LE CALENDRIER POSE PROBLÈME

BACCALAURÉAT : LE CALENDRIER POSE PROBLÈME

Sébastien VIEILLE
Secrétaire national à la pédagogie
pedagogie@snalc.fr
8 octobre 2019

Dès cette année, nos élèves de première vont se confronter au nouveau baccalauréat. Et cela posera des problèmes d’organisation dans les établissements car les élèves de terminales passeront encore l’ancien baccalauréat et, de ce fait, les lycées organiseront encore des épreuves blanches. Les calendriers vont donc être serrés.

Pour la première cela nous donne ceci :

SECOND TRIMESTRE

Épreuves communes de contrôle continu (première vague) :

Voie générale

  • Langues vivantes A et B

  • Histoire-géographie

Filières technologiques

  • Langues vivantes A et B

  • Histoire-Géographie

  • Mathématiques

TROISIÈME TRIMESTRE

Épreuves communes de contrôle continu (deuxième vague) :

Voie générale

  • Langues vivantes A et B

  • Histoire-géographie

  • Enseignement scientifique

Filières technologiques

  • Langues vivantes A et B

  • Histoire-Géographie

  • Mathématiques

Épreuve écrite de l’enseignement de spécialité abandonné en première


JUIN

Épreuve anticipée de français


Mais, ce calendrier, encore relativement gérable pour cette année va devenir encore plus compliqué lorsque le baccalauréat en sera au stade terminal. Et pour la terminale, cela donnera le calendrier suivant :


Retour des vacances de printemps (mars)

Épreuves dans les deux spécialités de terminale


Troisième trimestre
(d’après nos informations actuelles)

Voie générale

  • Langues vivantes A et B

  • Histoire-géographie

  • Enseignement scientifique

Filières technologiques

  • Langues vivantes A et B

  • Histoire-Géographie

  • Mathématiques

FIN JUIN
(d’après nos informations actuelles)

Épreuves terminales

  • Philosophie

  • Grand oral

L’organisation des établissements – qui relève désormais de leur autonomie – va clairement devenir plus que difficile à gérer avec toutes ces épreuves en première et en terminale, ajoutées aux évaluations qui compteront pour le bulletin et donc pour 10% du baccalauréat. Et nous ne parlons pas de la vie des collègues, de leurs conditions de travail qui ne semblent pas beaucoup intéresser l’institution.

Notons que pour l’heure, ce calendrier est ainsi. Le ministère a décidé de les placer en mars car il entend intégrer les résultats dans PARCOURSUP.

Le SNALC comprend l’intérêt d’une telle décision dans la logique d’une transition lycée / supérieur. Mais pédagogiquement, ce n’est pas tenable. Les programmes des spécialités de terminale sont très lourds. Et la décision d’avancer les épreuves mène à ce que l’on peut qualifier de bricolage :

L’inspection générale va devoir, dans de nombreuses spécialités, définir quelles parties du programme seront à traiter pour le mois de mars et ce qui sera fait ensuite pour le grand oral.

Y aura-t-il une définition définitive ? Ou aura-t-elle lieu chaque année ?

Pour l’heure, rien n’est clair dans ce domaine.

Rien n’est clair dans la définition-même de ce qui sera traité avant mars. Il semble que dans certaines spécialités, l’on se dirige vers des chapitres alors que dans d’autres ce seront des notions.

Le SNALC réclame et continuera de réclamer de la clarté, un véritable cadrage ainsi que des décisions qui sont dans l’intérêt de l’apprentissage des élèves et de la qualité de travail des collègues.



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