Bilan ELECTIONS AEFE 2018 : déclaration du SNALC

Bilan ELECTIONS AEFE 2018 : déclaration du SNALC

ELECTIONS PROFESSIONNELLES AEFE 2018



Réunion de bilan du 21 mars 2019

Déclaration du SNALC








Que les responsables de l’AEFE et la direction des ressources humaines se rassurent, la Terre ne cessera pas de tourner quelle que soit la suffisance des hommes. Ces quelques lignes qui traiteront d’équité et de pluralisme, sujets essentiels de notre point de vue, vous laisseront probablement insensibles et confortablement installés dans le parti-pris et parfois le mépris que l’on a constaté vis-à-vis du scrutin et de sa préparation, et à l’égard de notre organisation en particulier.

Le SNALC fait dès à présent la demande solennelle que cette déclaration soit annexée au compte rendu de cette séance, comme aurait dû l’être la précédente.

Dans ce ministère, les affaires sont les affaires, souvent étrangères au droit, et le temps c'est de l'argent, alors autant ne pas le gaspiller à des choses aussi peu excitantes que les élections des représentants du personnel, n’est-ce pas ? Le dialogue social est une expression à la mode, dont s’affublent particulièrement ceux qui persistent à faire la sourde oreille.

Ces élections professionnelles organisées par l’AEFE se sont logiquement traduites par un échec doublé d’un déni de démocratie. Si le bilan de janvier 2015 à propos de l’organisation précédente avait été retenu, nous aurions pu éviter de nombreux manquements et anomalies. Nous faisons le vœu sans trop y croire que le bilan tiré ce jour ne sera pas vain à nouveau.

Nous ne cesserons de regretter les méthodes rétrogrades d’une agence qui se veut pourtant à la pointe de la modernité.

Comment peut-on persister dans un scrutin si complexe avec un vote au format papier alors même que les conditions particulières d’éloignement auraient à elles-seules justifié le recours au vote électronique ? Les 6630 enveloppes arrivées après la clôture du scrutin (2,34 % des votants) avec l’exemple le plus frappant du lycée français de Saarbrücken, démontrent l’archaïsme des méthodes choisies – des bureaux de la place de Catalogne, l’Allemagne se trouve sans doute à l’autre bout de la planète…

Comment, après les écueils des scrutins précédents, et malgré le délai dont vous disposiez depuis 2010, n’avez-vous toujours pas pu mettre en place un système d’adresses mails professionnelles pour les agents affectés via l’AEFE ? Signalons d’ailleurs que les mails de campagne du SNALC pour le CT et les CCPC ont été considérablement remaniés et détériorés par l’AEFE, devenus parfois illisibles au prétexte qu’ils auraient comporté une mise en forme élaborée ou des images pourtant hébergées à distance. D’autres organisations ont bénéficié d’un traitement plus riche de leurs envois, avec des images et mises en forme non détériorées. Que penser d’un choix politique qui soumet le « droit à l’expression » des syndicats aux exigences de la technique, à travers une communication d’un amateurisme affligeant ? Nous vous entendons encore nous demander, en l’absence de possibilité de communication par mails directs, de vous « faire confiance » dans la transmission de nos messages à destination de nos électeurs. Comment pourrions-nous vous accorder notre confiance dans ces conditions ?

Ce que le MEN a organisé pour plus d’un million de personnels sur plus de 940 scrutins, l’AEFE est incapable de le mettre en place pour un nombre d’électeurs bien plus limité dont la nature éparse des affectations à travers le monde aurait pourtant justifié ce mode de candidature, de vote et de communication.

Nous ne pouvons pas nous empêcher d’y voir une volonté de restreindre ou complexifier des modalités qui, plus ouvertes et plus simples, auraient permis à l’ensemble des organisations candidates de s’exprimer ou de se présenter aisément quelle que soit leur représentation en cours dans les différents pays. Nous avons par exemple tous en mémoire ces réunions où l’on a constaté la volte-face de vos services, sous la pression pesante de tel syndicat, pour exiger des remises « physiques » en main propre plutôt que des envois électroniques – pourtant considérés comme recevables et authentiques dans n’importe quelle autre administration. Nous pouvons cependant comprendre une telle décision à la vue des intérêts qui se rejoignent : les uns pour préserver leur pré carré dans un entresoi confortable, les autres pour s’épargner des efforts vis-à-vis d’un scrutin dont ils doutent manifestement de l’intérêt, voire de l’utilité.

À propos de cette remise physique en main propre contre récépissé, signalons d’ailleurs que plusieurs pays l’ont de leur propre chef refusée : en Allemagne qui l’a envoyé par mail au siège du syndicat, au Danemark, en Norvège, à Maurice, au Sénégal où le SCAC voulait envoyer les récépissés par mail au représentant, en Autriche, en Suisse et Grèce où nos représentants ont reçu ordres et contre-ordres du SCAC leur disant que ça ne se remettait pas à l’ambassade mais dans l’établissement…

Le SNALC revient ici sur les conditions d’organisation désastreuses de ce scrutin, dues à des choix politiques et non pas à des contraintes indépendantes de votre volonté. Citons quelques exemples, dont notre organisation tient à disposition les témoignages et preuves :

- communication tardive d’une liste électorale instable et erronée : des agrégés sur la liste des certifiés, des administratifs sur la liste des agrégés…
- indigence et négligence de l’information à destination des SCAC et ambassades, par ailleurs beaucoup trop tardive (23 septembre) : beaucoup ont inventé leurs propres règles en dépit de la circulaire nationale ;
- refus d’accepter les candidatures comme en Arabie Saoudite où l’on a demandé au représentant du SNALC de prouver qu’il était bien mandaté par le SNALC ;
- en Serbie et en Autriche, alors que le SNALC a présenté des listes et obtenu un récépissé papier pour les CCPC, nous avons constaté a posteriori l’absence de la candidature du SNALC ; aucun de nos représentants n’a été contacté ;
- au Danemark, notre responsable a été retenu et traité comme un criminel : fouille au corps et attente durant 2h à l’ambassade de France à Copenhague le 21 septembre. Quelle image de la France et quel manque de respect vis-à-vis de nos ressortissants !
- de fausses informations ont été communiquées sur le lieu du dépôt de candidature comme en Autriche, en Grèce, en Suisse où le SCAC a annoncé que les élections se déroulaient dans le lycée du pays où devait s’effectuer le dépôt ;
- en Norvège, où l’accès a été refusé par l’ambassade à un collègue norvégien… lui demandant de déposer la candidature dans la boîte aux lettres sans récépissé ;
- en Afrique du Sud, le SCAC nous a demandé de revenir après le 10 octobre car ils étaient en vacances ;
- au Togo, le 19 septembre, le SCAC se permet de refuser la candidature du SNALC au motif arbitraire que nous ne serions pas représentés au lycée,
- à Maurice, notre représentant s’est vu refuser l’accès de l’ambassade qui n’était pas informée de la tenue des élections ;
- en Tunisie, notre représentante n’a pas pu déposer la première fois au prétexte qu’elle n’était pas enseignante. Nous avons dû contacter l’Ambassade afin de régler ce problème. Au final, elle a dû y retourner encore 3 fois. La 4e et dernière fois, elle a dû recompter les professions de foi et a laissé un surplus. Le 13 novembre 2018, le SCAC nous a contactés en urgence car il manquait des professions de foi.

Toutes ces anomalies vous ont été signalées régulièrement. Pour quel effet ?...

Pour achever le tableau, nous souhaitons dénoncer une campagne ordurière et indigne de représentants des personnels avec la diffusion de tracts calomnieux ciblant notre organisation (Cf. pièces annexées à cette déclaration). Ces méthodes lamentables démontrent la lâcheté de ceux qui n’ont que la diffamation comme recours faute de pouvoir s’élever par soi-même. Les électeurs n’ont pas été dupes de ces postures intolérantes et ont choisi d’augmenter encore la représentativité du SNALC, y compris à l’AEFE. Le SNALC se battra pour défendre le droit de chacun de choisir librement et sans pression le syndicat qui leur plaît, il continuera de se battre contre ces pratiques obscurantistes injurieuses à l’égard des personnels que certains prétendent pourtant représenter.



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Annexes :
diffamation #1
diffamation #2



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