LANGUES ET CULTURES DE L’ANTIQUITÉ AU LYCÉE : QUELLE SITUATION À LA RENTRÉE 2019 ?

LANGUES ET CULTURES DE L’ANTIQUITÉ AU LYCÉE : QUELLE SITUATION À LA RENTRÉE 2019 ?

LANGUES ET CULTURES DE L’ANTIQUITÉ AU LYCÉE :
QUELLE SITUATION À LA RENTRÉE 2019 ?




Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1428, mai 2019
Par Cécile DIENER-FROELICHER, responsable SNALC lettres classiques


Suite au sondage fait auprès de nos adhérents, nous pouvons dresser un premier bilan d’étape assez inquiétant.

Sur 65 établissements représentés, seuls 14 proposent la spécialité LLCA latin et 8 la spécialité LLCA grec, dont 4 en ECLA.

Concernant les options, les 3/4 des lycées ne respectent pas l’horaire de 3 h pour le latin ; la moitié des lycées proposent l’option grec, mais presque aucun ne respecte l’horaire de 3 h.

La fusion des horaires de spécialités et d’options, favorisée par les programmes, est envisagée dans 1/5 des établissements.

Parmi les 9 lycées dans lesquels des CPGE littéraires existent, seuls 2 proposent la spécialité LLCA latin et 1 la spécialité grec. Ils proposent tous les options latin et grec, mais avec des horaires tronqués. Il y a de quoi s’alarmer sur l’avenir des filières littéraires d’excellence, avec des élèves qui arriveront en CPGE sans avoir pu bénéficier de la solide formation proposée par les programmes de spécialités.

Le SNALC constate à nouveau un gouffre entre les déclarations du ministre sur l’importance des langues anciennes et leur développement « grâce » à la réforme du lycée, et la réalité du terrain. Ce que nous craignions se réalise :


  • Les établissements proposant les spécialités sont peu nombreux, répartis parfois de façon incompréhensible sur le territoire des académies ;

  • Les options, désormais prises sur la marge horaire des établissements, voient leurs horaires tronqués, quand elles ne disparaissent pas tout simplement ;

  • Le grec est particulièrement en péril.

Attention : certains proviseurs prétendent qu’il y aurait un seuil d’ouverture des spécialités. C’est faux ! Les spécialités ont reçu une dotation spécifique de 4 h du rectorat, qui ne peut être attribuée à une autre discipline, et sans minimum d’inscrits : nous en avons eu confirmation à la fois par l’Inspection générale et la DGESCO.

À nouveau, le SNALC demande que les paroles soient suivies d’actes : il faut donner aux établissements les moyens d’enseigner les LCA dans de bonnes conditions et faire passer un message fort aux chefs d’établissement pour qu’ils respectent les textes.
Conformément à nos engagements, nous alerterons l’Inspection générale des problèmes que rencontrent les collègues dans la mise en oeuvre des spécialités et options.

SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox