PARCOURSUP ET STAPS : UN BILAN INTERMÉDIAIRE POSITIF

PARCOURSUP ET STAPS : UN BILAN INTERMÉDIAIRE POSITIF

PARCOURSUP ET STAPS :
UN BILAN INTERMÉDIAIRE POSITIF




Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1428, mai 2019
Par Laurent BONNIN, secrétaire national SNALC à l’EPS


Le SNALC dès sa conception a soutenu la mise en place de Parcoursup particulièrement en regard de la filière STAPS tant elle était en grande tension depuis la suppression des concours d’entrée en 1995 et en raison de l’engouement croissant des jeunes pour ce cursus. L’objectif était de mettre fin à des entrées en STAPS injustes effectuées par tirages au sort. D’autre part, il s’agissait d’instaurer un aiguillage plus positif des candidats vers cette filière pour éviter un taux d’échec supérieur à 60 % en première année de Licence, et ce dès le premier semestre, qui entrainait l’abandon prématuré des amphithéâtres et un gâchis à tous niveaux.

Des « attendus » définis comme des « connaissances et aptitudes » nécessaires à l’entrée dans l’enseignement supérieur ont été établis pour être renseignés dans le protocole de Parcoursup comme des filtres pertinents balayant les champs scientifiques, rédactionnels, sportifs et associatifs. A l’issue de ce filtrage, les candidats se voient « admis », « refusés » ou « admis à condition » pour intégrer le cursus. Cette dernière catégorie des candidats à besoins particuliers auxquels un étayage, un suivi et du soutien différencié seront nécessaires pour réussir. Le suivi et le bilan de cette première cohorte de STAPSiens s’avèrent donc très intéressants. La Conférence Des Directeurs et Doyens (C3D) en STAPS a réalisé le bilan à l’issue du fatidique 1er semestre. Les résultats portant sur 34 UFR, 11 antennes et 16 500 étudiants démontrent :


  • Moins d’abandons et de décrochages,

  • De meilleurs résultats. Les moyennes inférieures à 7 sont moins nombreuses et celles concernant la tranche des notes 10-13 augmentent. Le taux de réussite est significativement amélioré,

  • Concernant les 17 % des candidats « admis à condition », la C3D constate un décrochage encore 3 fois plus important et des résultats concentrés dans la zone 7-10, malgré des moyens « considérables » déployés,

  • Enfin, la C3D relève la pertinence des critères d’orientation des candidats qui s’avèrent réellement prédictifs de la réussite future, notamment la série du baccalauréat et les résultats dans le champ rédactionnel. À suivre…


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