LE CASSE-TÊTE DES MATHÉMATIQUES

LE CASSE-TÊTE DES MATHÉMATIQUES

LE CASSE-TÊTE
DES MATHÉMATIQUES




Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1428, mai 2019
Par Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC


L’architecture de la réforme du lycée général fait une place spécifique aux mathématiques en terminale. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes de programmes et de moyens horaires.


QUELS PROGRAMMES ?

Les contenus en eux-mêmes, présentés par le Conseil Supérieur des Programmes, semblent tout à fait pertinents, et dans la lignée des programmes de première. Vous pouvez retrouver les grandes lignes de ces programmes sur notre site. Il est à noter que le programme de « mathématiques complémentaires » devrait être une extraction de celui de la spécialité de terminale. Il s’appuiera donc sur le programme de spécialité de première. Autant dire qu’il sera difficile pour un élève ayant abandonné les mathématiques en 1ère de les reprendre en terminale…Un point toujours en discussion au moment où j’écris ces lignes est la place des nombres complexes. Faut-il les réserver aux « mathématiques expertes » ? La grande majorité des participants à la réunion du CSP ont demandé qu’on les aborde dans la spécialité.

QUELS ÉLÈVES ?

Et pourtant, le ministère a tranché : un élève n’ayant pas suivi la spécialité en 1ère pourra demander « mathématiques complémentaires » en terminale (contrairement à ce qu’ont affirmé certains inspecteurs). Autant dire qu’on voit mal comment va s’effectuer le rattrapage des cours non suivis. Le risque est également d’avoir dans le même groupe des élèves ayant suivi la spécialité en 1ère, et d’autres non.

QUEL FINANCEMENT ?

C’est là que le bât blesse. « Mathématiques complémentaires » et « mathématiques expertes » sont des options. Elles ont donc vocation à être financées via l’enveloppe d’autonomie, au même titre que le latin, les LV3, les groupes en sciences, etc. Une situation catastrophique, qui va monter les collègues les uns contre les autres : pour proposer mathématiques expertes, faudra-t-il supprimer le grec ancien ? Le SNALC demande donc que ces options soient financées en plus de la dotation de l’établissement. C’est ce qu’a annoncé le ministère de l’Agriculture pour les lycées agricoles. Au ministère de l’Éducation nationale de faire de même.

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