DES NOUVEAUTÉS DANS LA GESTION DES AESH

DES NOUVEAUTÉS DANS LA GESTION DES AESH

DES NOUVEAUTÉS DANS LA GESTION DES AESH


Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1428, mai 2019
Par Danielle ARNAUD, secrétaire nationale chargée
des contractuels


Une circulaire relative aux missions et conditions d’exercice des AESH sera publiée avant l’été et entrera en vigueur à la rentrée 2019.

La grande nouveauté sera le recrutement sur une durée de trois ans, renouvelable une fois, et la fin des contrats aidés. Des précisions seront prochainement apportées par l’Administration pour les AESH cumulant déjà de l’ancienneté, suite à des renouvellements successifs de CDD d’un an. En effet, les CDD de trois ans ne devront pas se traduire pour certains agents par un allongement de la période des six ans nécessaires pour accéder au CDI. Par ailleurs, une quotité horaire forfaitaire, incluant les heures effectuées en dehors de la présence du ou des élèves suivis en classe devrait être stipulée dans les contrats dès leur signature. Progressivement, ce sera aussi la fin des contrats signés par les chefs d’établissement, moins avantageux que les contrats signés par les rectorats (ou DASEN par délégation). Le NUMEN et l’adresse académique électronique seront remis dès la signature du contrat. Par ailleurs, une gestion plus fine des compétences et besoins des personnels verra le jour, à travers une « fiche de vœux ». Une rencontre AESH, élève et famille sera instituée avant le démarrage effectif de l’accompagnement. De même, les AESH auront un accès systématique à la notification MDPH, au GEVASCO, au PAI et au PPS.

De plus, l’Administration devrait faire des propositions pour une meilleure appréciation de la valeur professionnelle des agents et pour une application stricte de la réglementation relative aux changements d’échelon.

Enfin, le passage d’une académie à l’autre devrait être facilité par la mise en place d’une « bourse à l’emploi » permettant de connaître tous les emplois d’AESH vacants sur le territoire et par la portabilité de droit du CDI.

Beaucoup verront dans ce texte que de piètres améliorations, notamment parce que la quotité de travail et la rémunération moyennes d’un AESH restent encore beaucoup trop faibles. C’est pourquoi le SNALC continuera à revendiquer davantage de contrats à temps complet. Dans un premier temps, la mise en oeuvre des PIAL devrait permettre une hausse de la quotité horaire pour beaucoup d’AESH.


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