RÉFORME DES IRA ET PARCOURS DE CARRIÈRE DES ATTACHÉS

RÉFORME DES IRA ET PARCOURS DE CARRIÈRE DES ATTACHÉS

RÉFORME DES IRA

ET PARCOURS DE CARRIÈRE DES ATTACHÉS




Compte rendu de la réunion du 18 mars au ministère



Par Frédéric KELDER, attaché principal d'administration, membre du SNALC Créteil




Ont été abordés essentiellement les deux points suivants :

  • la réforme des IRA et leur traduction au ministère de l'éducation Nationale,

  • L'attractivité des parcours de carrière des attachés.

Le SNALC a été invité en tant que syndicat représentatif le 18 mars 2019 à une réunion au ministère sur la réforme des I.R.A. et l’attractivité du métier d’attaché.

Sur le premier point, la réforme a été présentée. Deux promotions par an seraient recrutées. L'éducation nationale a obtenu que la promotion pré affectée en septembre soit deux fois plus nombreuse que celle pré affectée en mars. En effet, le calendrier scolaire se prête mieux à la promotion de septembre qu'à celle de mars, d'autant que cette deuxième promotion dans les EPLE serait inoccupée 6 semaines, durant les congés d'été. Les stagiaires disposeront de deux périodes probatoires, l'une à l'école, l'autre en stage. La première période doit être probante pour entamer la deuxième. La deuxième période probatoire, sur le terrain de stage, commence par une pré affectation, période au cours de laquelle le stagiaire dépend totalement de son IRA et est rémunéré par celui-ci. Après ces deux mois, il est pris en charge par son lieu de stage. Le ministère et le SNALC, comme les autres syndicats présents, ont insisté sur la nécessité de bien distinguer tuteur et supérieur hiérarchique. Dans les EPLE il ne nous paraît pas souhaitable que la titularisation soit le fait du seul chef d'établissement qui maîtrise mal les attendus des missions d'un attaché. Les syndicats ont attiré l'attention du ministère sur la nécessité d'une grille d'évaluation non équivoque et lisible dès le début du stage et sur l'idée qu'il ne fallait pas évaluer les compétences techniques de l'attaché (inévaluables en si peu de temps) mais les compétences managériales et la faculté pour le stagiaire à s'adapter au poste et son environnement.

Il a été précisé que l'attaché stagiaire serait titularisé sur son poste. Le stagiaire n'est donc pas affecté en surnombre


Sur l'attractivité des carrières, le ministère reconnaît que les attachés sortants d'IRA sont peu attirés par l'éducation Nationale. Il est fait un bilan du CIGEM chaque année, et l'éducation nationale présente un solde migratoire négatif : en 2016, 36 attachés sont entrés chez nous par le biais de la BIEP mais 148 en sont sortis. En 2017, 43 sont entrés et 118 nous ont quittés.

Le poids relatif des attachés dans l'EN a diminué également : ils représentaient 44% en 2010 et aujourd'hui ne sont plus que 30%. L'éducation nationale obtient 10% de postes en moins que demandé car les autres ministères nous concurrencent. Par ailleurs en moyenne sur 100 élèves IRA affectés à l'EN, 25 nous quittent (moyenne obtenu avec les données depuis la création du CIGEM)

Le niveau de postes en EPLE, pour l'EN est de 60% et certaines années de 70%, pour le ministère ce sont les postes de gestionnaires qui n'attirent pas : ils paraissent trop isolés alors que les attachés sont des urbains qui demanderaient plutôt à travailler en équipe. D'autre part, le dernier rapport de l'IGAENER montre que les compétences et les tâches dévolues autrefois au gestionnaire sont phagocytées par l'agent comptable et par la collectivité de rattachement. Le ministère observe que des postes de gestionnaires sont chaque année redonnés aux sortants IRA et c'est justement ce qu'il ne faut pas faire : cela démotive les néo-attachés et le manque de stabilité sur le poste ne rend pas non plus service à l'institution.

Enfin, le ministère note aussi qu'il y a un manque de visibilité sur nos carrières et que notre administration est trop cloisonnée entre EPLE, services, et université.

Le cas des fondés de pouvoir a été aussi évoqué, selon la DGRH certains agents comptables n'ont pas compris que la comptabilité générale devait leur être confiée, or beaucoup d'entre eux ne leur donnent que de la gestion matérielle. Or, c'est parmi les fondés de pouvoir que devrait se trouver le vivier des futurs agents comptables.

Enfin, un mot a été dit sur le PPCR : les DDS en sont les grands perdants puisque leur carrière ne finit pas loin des attachés principaux alors qu'ils ont du passer deux concours, dont un très sélectif. Beaucoup d'entre eux sont passés attachés hors classe, mais il reste encore des DDS, le ministère reconnaît qu'une revalorisation de leur carrière est nécessaire.


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