EPREUVES DE 1ere : PARTAGEONS NOS AVIS

EPREUVES DE 1ere : PARTAGEONS NOS AVIS

Épreuves de contrôle continu en première

et épreuves terminales en fin de première
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PARTAGEONS NOS AVIS




Le secteur « pédagogie » du SNALC et ses responsables disciplinaires nationaux ont étudié les notes de services relatives à l'organisation des futures épreuves qui se dérouleront en classe de première.

Le SNALC vous propose donc des analyses critiques de ces futures épreuves ainsi que des questionnements.

Nous vous encourageons à nous faire part de vos retours et de vos propres analyses afin de nourrir nos réflexions et de continuer à vous représenter au mieux dans les instances du Ministère de l'Education Nationale.

Vous trouverez les différents textes ICI.

Nous restons plus que jamais à votre service et à votre écoute pour défendre chaque discipline



Sébastien VIEILLE, secrétaire national à la pédagogie, pedagogie@snalc.fr




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LANGUES VIVANTES

Des épreuves à l'image des programmes






Le SNALC n'a pas manqué de dire tout le mal qu'il pense des nouveaux programmes de langues vivantes.

A la lecture du Bulletin Officiel du 25 avril, le SNALC ne peut qu'être tout aussi critique des épreuves de contrôle continu.

En soi, l'organisation de trois contrôles continus en une année calendaire promet d'être un pensum qui va transformer les professeurs de langue en lapins blancs à la recherche du temps perdu.

Mais si cela doit vraiment être fait ainsi, peut-être pourrait-on essayer de le faire correctement ?

Les deux épreuves de première sont plutôt bien construites et évitent l'écueil qui consisterait à tout évaluer à chaque fois. Cependant, le SNALC regrette qu'à aucun moment l'expression orale ne soit de la partie. Il eût été envisageable de faire Compréhension Ecrite / Expression Ecrite une fois et Compréhension Orale / Expression Orale l'autre fois.

Quant aux épreuves d'expression orale prévues en terminale, que dire ?

En voie générale, sans temps de préparation, on demandera à l'élève, entre deux images ou deux citations, ou encore une image et une citation, laquelle correspond le mieux à la notion qu'il a choisie parmi trois proposées par l'examinateur.

Les inventeurs de cette épreuve, qui méritent le Lépine, ont-ils récemment croisé un élève de terminale ?

En voie technologique, toujours sans temps de préparation, l'élève fera une présentation dans son domaine de compétence en s'appuyant sur des supports qu'il apportera à un jury composé d'un professeur de langue et d'un professeur de discipline technologique.

Mais qui a eu cette idée... ?

Passons sur le fait d'évaluer à partir de supports que les enseignants découvrent sur place.

Mais se rend-on compte que les élèves – en général pas à l'aise du tout face aux langues vivantes

– vont venir débiter des choses apprises par cœur pour ensuite se retrouver souvent perdus face aux questions ?

Et se rend-on compte que tant l'enseignement de l'ETLV que son évaluation posent la question de la maîtrise de la langue cible par les professeurs des disciplines technologiques ?

Avant d'inventer un tel enseignement, n'eût-il pas été judicieux de penser formation ?




ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE

Épreuves de contrôle continu : nous voilà bien avancés !





Si le SNALC a vu dans l'enseignement scientifique des choix intéressants et un esprit clairement scientifique, il n'a pas manqué d'être critique sur l'absence d'un cadrage entre Sciences de la Vie et de la Terre et Physique-Chimie. Il n'a pas goûté non plus cette volonté de plaquer les mathématiques dans cet enseignement afin de pouvoir prétendre que non, les maths ne sortent pas totalement du tronc commun.

En regardant attentivement la note de service parue au Bulletin Officiel du 25 avril, il apparaît qu'un flou plus artistique que scientifique est de vigueur dans cet enseignement.

L'on sait qu'il s'agira d'épreuves écrites de deux heures, en fin de première et durant l'année de Terminale. Elles permettront d'évaluer la capacité de l'élève à :

– comprendre la nature du savoir scientifique et ses méthodes d'élaboration ;
– identifier et mettre en œuvre des pratiques scientifiques, notamment à travers l'utilisation de savoirs et des savoir-faire mathématiques ;
– identifier et comprendre les effets de la science sur les sociétés et sur l'environnement.

Les objectifs sont donc assez clairement posés, même si le « notamment » pour introduire les mathématiques peut laisser songeur. Mais la mise en oeuvre pose problème au SNALC.

Chaque épreuve sera composée de deux exercices interdisciplinaires, portant chacun sur un ou deux thèmes du programmes et permettant de mettre en oeuvre une ou deux compétences visées.

Et la formulation de chaque exercice peut aller de la question ouverte au QCM.

On peut difficilement faire moins cadré.

En premier lieu, le SNALC s'oppose à l'évaluation des élèves par des exercices interdisciplinaires. Il est important d'identifier des savoirs qui relèvent de la Physique-Chimie et des savoirs qui relèvent des Sciences de la Vie et de la Terre. Nos collègues ont une formation disciplinaire.

Ils doivent savoir qui corrige quoi.

De même, le fait que, parmi les sujets, certains exercices puissent porter sur un point du programme, une compétence, quand d'autres porteront sur deux thèmes et deux compétences va à l'encontre des idées du SNALC.

L'absence d'un sujet national au profit d'un choix laissé entre plusieurs dans une banque nationale avait de quoi inquiéter le SNALC, qui défend l'idée d'un diplôme ayant le même sens sur tout le territoire. Mais un tel manque de précision quant au type de sujet nous pose grandement question tant dans la préparation de l'examen que dans l'équité entre les candidats.

Le SNALC réclame donc que les épreuves de contrôle continu de l'enseignement scientifique soient mieux cadrées. Chaque discipline doit clairement pouvoir identifier ce qui relève de son champ d'expertise et chaque élève doit avoir un sujet lui assurant un traitement équitable.




FRANÇAIS

où l’enseignant travaille davantage que le candidat…





Le SNALC continue de demander une modification des textes règlementaires pour supprimer la liste d'œuvres afin de laisser les collègues choisir leurs œuvres dans le cadre d'un parcours unique (type : « la tragédie au XVIIe siècle ») pour chaque objet d'étude.


ÉPREUVE ÉCRITE

Le SNALC est satisfait des exercices retenus, qui correspondent aux demandent majoritaires de nos adhérents

Il pointe le problème posé par les trois dissertations (une pour chaque œuvre) : cela implique que les enseignants doivent maîtriser en profondeur les 12 œuvres du programme, car ils ne savent pas à l’avance quel objet d’étude va être retenu, et qu’ils peuvent corriger des dissertations sur chacune des œuvres.

Le SNALC demande des précisions sur la nécessité ou non pour le candidat de rédiger un commentaire composé organisé en parties thématiques. Un commentaire linéaire est-il accepté ou non ? Faut-il qu'il soit rédigé en plusieurs parties ?

Le SNALC demande également la suppression de « et ses jugements personnels » : l'expression « son interprétation » cadre pour nous l'essence de l'épreuve. Il ne s'agit pas d'émettre des jugements personnels, mais bien de construire une interprétation (qui peut avoir une dimension personnelle, nous n'en disconvenons pas).


ÉPREUVE ORALE

Le SNALC est satisfait d’avoir obtenu la disparition du « dossier personnel » de l’élève, qui devait servir de base à l’entretien alors que l’enseignant n’avait pas le temps d’en prendre connaissance.

En voie générale, le SNALC demande que l'on réduise à 2 extraits pour le parcours associé au lieu de 3, pour aboutir à un total de 20 textes. Atteindre 24 textes est à la limite de l’irréalisable dans de nombreuses classes.

En ce qui concerne le descriptif, le candidat choisit une seule œuvre sur laquelle il appuie son entretien pour tout le descriptif , et non une œuvre par objet d'étude.

Si c'est bien le cas, les deux parties de l'épreuve sont donc complètement disjointes. Cel pousse de surcroît le candidat à ne travailler les documents et lectures cursives que sur un unique objet d'étude (et encore ! Il peut retenir une des œuvres du programme…), les trois autres objets se limitant de facto aux textes susceptibles de donner lieu à une interrogation.

En revanche, cela demande une fois encore à l'examinateur de potentiellement maîtriser l'ensemble des 12 œuvres au programme, + l'ensemble des lectures cursives de l'intégralité des objets d'études.

D'autre part, cet entretien semble ne tourner qu'autour de la lecture de l'élève. Qu'en est-il de la possibilité de le faire évoluer dans un second temps vers d'autres textes ou documents, notamment des œuvres picturales, cinématographiques qui figureraient dans le descriptif ?

Le SNALC demande, sinon la réécriture complète de cette partie, du moins l'indication selon laquelle le candidat choisit une lecture PAR objet d'étude, et ce afin de garantir que le candidat travaille l'ensemble des objets d'étude de façon sérieuse, garantissant l'acquisition de connaissances culturelles et artistiques sur les quatre objets d'étude.

En ce qui concerne l’exposé, la lecture intégrale d'un passage de 20 lignes de prose risque d'être longue au vu du format de l'épreuve, surtout si l'on attend une lecture expressive. Avec les hésitations, reprises, etc., on peut facilement arriver à 2 minutes, voire davantage pour des candidats très stressés ou ayant des difficultés avec la lecture.

Le SNALC demande une indication sur le temps de lecture, qui permette à l'examinateur d'interrompre ladite lecture au bout d'un certain temps pour passer à l'explication.

Sur l’exposé, nous pensons que la méthode d'explication n'a pas forcément à être linéaire. On risque d'aboutir à la nécessité dès la seconde de préparer à un nombre très important de méthodes différentes : explication linéaire, commentaire non linéaire (le commentaire linéaire d'un texte que l'on découvre à l'écrit étant d'une grande difficulté pour les élèves), dissertation, contraction de texte, « essai ».

Le SNALC demande une formulation permettant au candidat de présenter aussi bien une explication linéaire qu'une explication organisée en parties thématiques.




HISTOIRE-GÉOGRAPHIE

Épreuves de contrôle continu : une ombre au tableau






Bien qu'ayant déposé au Conseil Supérieur de l'Education pas moins de 42 amendements aux programmes d'Histoire-Géographie, le SNALC avait reconnu qu'en remettant de la chronologie dans la démarche historique et un ancrage territorial dans la géographie, ils apportaient une véritable amélioration à l'existant.

En découvrant au Bulletin Officiel du 25 avril la note de service cadrant les épreuves continues de première, le SNALC a été plutôt satisfait, à quelques détails prêt. Et le diable se cache souvent dans les détails, dit-on.

Ainsi, il s'agira d'épreuves écrites de deux heures avec une partie histoire et une partie géographie. L'existence d'un cadrage clair entre Histoire et Géographie ne peut que réjouir le SNALC.

Cependant, l'on constate un problème de temps qui a des conséquences importantes. Deux heures, c'est court, très court.

La première partie de l'épreuve consistera en une réponse argumentée à une question problématisée. L'élève devra faire montre de sa capacité à mobiliser et organiser ses connaissances. Le SNALC est parfaitement d'accord avec une telle épreuve lorsqu'elle s'appelle « Brevet des collèges ». En première, il serait bon d'avoir pu construire une réflexion plus développée. Mais pour ce faire, il faut du temps.

La seconde partie pourra être une analyse de documents. Demander à l'élève de faire montre de sa capacité à utiliser ses connaissances pour apporter un regard sur des documents à partir d'un questionnement est pour le SNALC une bonne chose. Cela met en oeuvre des capacités de réflexion à partir d'acquis et est très formateur. Bien sûr, il ne faut pas oublier qu'un tel travail sur des documents demande aussi du temps.

Mais cette seconde partie d'épreuve pourra aussi être la réalisation d'un croquis. Or, le SNALC sait que ce type d'exercice pose parfois problème dans le supérieur pour des étudiants qui se spécialisent en Histoire et en Géographie.

Ainsi, qu'attendra-t-on des élèves et quelles seront les exigences ?

Il ne faudrait pas que l'on conduise les élèves vers l'échec à priori ou que l'on dévalorise cette épreuve en donnant des consignes de correction d'une telle bienveillance qu'elles amènent à mentir aux élèves.

Le SNALC réclame donc une vraie réflexion sur la question de la durée de l'épreuve, sur les attentes de la première partie et sur le croquis comme possible deuxième partie d'épreuve.




MATHÉMATIQUES

Épreuves communes du contrôle continu






Les deux parties de l'épreuve sont en adéquation avec les programmes et avec les enjeux de la discipline pour les filières technologiques. De ce point de vue, le SNALC est en accord avec ce qui est préconisé.

Nous nous interrogeons cependant sur le temps de latence entre les deux parties, durant le ramassage de la première partie de l'épreuve et l'entrée en scène de la calculatrice. La gestion de ce temps devra être bien prise en main.

Nous attendons de voir en quoi consistera la première partie basée sur les automatismes et jugerons des sujets 0.





BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE

Épreuves communes du contrôle continu






Les spécialités pour lesquelles le SNALC attendra des sujets 0 pour juger réellement.

Physique-chimie pour la santé (série sciences et technologies de la santé et du social)

Biochimie-biologie (série sciences et technologies de laboratoire)

Physique-chimie (série sciences et technologies du design et des arts appliqués)

Enseignement scientifique alimentation-environnement (série sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration)



Sur le papier, assez peu à dire sur la structure de ces épreuves. Elle semble répondre aux attentes et aux enjeux de ces spécialités. Cependant, tout cela est drôlement flou.
Face à une note de service aussi peu « cadrante », le SNALC annonce qu'il sera attentif à ce que les sujets soient équilibrés entre eux. Il ne faudrait pas que les variations que l'on sent possibles à la lecture de la note de service ne se matérialise en une iniquité entre les sujets. Le baccalauréat demeure, jusqu'à preuve du contraire, un examen national.


Une épreuve orale pas dénuée d'intérêt :

Innovation technologique (série sciences et technologies de l'industrie et du développement durable)

L'élève aura travaillé sur un projet. L'examen lui donnera l'occasion de présenter et de mettre en avant ce projet. On passera sur les « outils » possibles présents entre parenthèses.


Une épreuve orale qui pose problème :

Sciences de gestion et numérique (série sciences et technologies du management et de la gestion)

Cet oral s'appuiera sur la réalisation d'un dossier d'une dizaine de pages qui justifie une problématique choisie par l'élève et qui s'appuiera sur un ou deux thèmes vus pendant l'année ainsi que sur une ou plusieurs organisations choisies elles-aussi par l'élève ???
Le SNALC tient à saluer par avance le travail accompli par les collègues qui enseigneront cette spécialité et apporteront toute l'aide nécessaire à leurs élèves dans la réalisation d'une telle tâche.





ÉPREUVE DE SPÉCIALITÉ EN FIN DE PREMIÈRE

Séparons le bon grain de l'ivraie






Parue au Bulletin officiel du 25 avril, la note de service qui cadre l'épreuve que passeront les élèves « abandonnants » en fin de première apporte un bon nombre de bonnes nouvelles. Mais le SNALC ne peut qu'être circonspect face à quelques unes.



Les points de satisfaction du SNALC :

En Mathématiques, Sciences de l'Ingénieur et Physique-Chimie, des épreuves avec des exercices indépendants portant sur différentes notions du programme nous semblent aller de soi.

Le SNALC tient tout de même à marquer une inquiétude en Physique-Chimie : Pour l'E3C de fin de 1re, l'expression "l'épreuve porte sur l'ensemble du programme de première" pose la question de l'organisation de la progression....
Un effet collatéral pourraitêtre de renvoyer le projet à la fin de l'année scolaire, à raison d'une "douzaine d’heures contiguës" comme l'indique le programme. Cela ferait de fait 6 semaines (après les vacances de Pâques) pour le projet, et aboutirait à l'annualisation du temps expérimental en groupe réduit. Un tel écueil doit être évité.

En Sciences de la Vie et de la Terre, l'épreuve comportant une partie contrôle de connaissances puis une partie permettant de mettre les connaissances au service d'un raisonnement ressemble à l'existant et comme l'existant est plutôt satisfaisant, le SNALC ne voit pas de raison de changer.

Dans les différentes disciplines artistiques, des épreuves orales permettant aux élèves de s'appuyer sur des productions en les justifiant et en montrant les connaissances acquises nous semblent pleinement pertinentes.


Les relatives déceptions du SNALC :

Langues, littératures et cultures étrangères et régionales

Nous comprenons l'intérêt de la synthèse de documents à l'écrit dans cette épreuve de deux heures. Elle est cohérente avec les travaux qui seront réalisés en cours dans une approche littéraire et culturelle.
Cependant, l'on peut s'interroger sur les textes qui seront proposés. En effet, les élèves vont étudier une oeuvre durant l'année. Et rien ne dit dans la note de service que cette oeuvre sera utilisée lors de l'épreuve.
De même, nous ne pouvons que regretter qu'une spécialité de langue vivante ne donne pas lieu à une épreuve orale.
Concernant les langues régionales, le regret du SNALC ne peut que se transformer en inquiétude. Beaucoup d'élèves ont en effet une aisance naturelle à l'oral qu'il leur est difficile de démontrer à l'écrit.

Il conviendrait de mener une réflexion sur cette question.

Littérature et Langues et cultures de l'Antiquité

Le SNALC n'a rien à redire sur la première partie de l'épreuve de deux heures. Elle permettra d'évaluer les acquis des élèves du point de vue lexicogrammatical. Peut-être aurait-on pu s’attendre à une phrase de version, s’appuyant sur la question de grammaire.
Pour la seconde partie de l’épreuve, le choix offert à l’élève entre traduction et essai culturel est cohérent avec l’ouverture la spécialité aux grands débutants. Cependant, il est regrettable que l’essai soit limité à seulement 500 mots : des élèves nourris de culture antique à raison de 4h par semaine pendant un an sont capables de produire un essai plus dense, et cette limitation risque de les brider de façon contre-productive.

Le SNALC demande que cette épreuve donne toute sa valeur à la spécialité LLCA, autant sur le plan culturel que linguistique.

Numérique et sciences informatiques

Bien sûr, le SNALC comprend que les contingences matérielles empêchent une passation sur poste informatique si l'on entend garantir l'équité entre les candidats.
Mais, tout de même, le QCM pour évaluer une spécialité... Au moins, les modalités choisies empêchent le phénomène grille de loto.

Mais n'était-il pas possible d'envisager une épreuve permettant à l'élève de rendre compte de ses acquis par la présentation d'un projet, puis que ce dernier est omniprésent dans les programmes ?

Sciences économiques et sociales

Dans cet écrit de deux heures, l'élèves devra, dans un premier temps, analyser des données afin de répondre à des questions en montrant ses connaissances. Cela pourra passer par une résolution graphique. La seconde partie de l'épreuve consiste en un raisonnement argumenté d'environ une page à partir d'un dossier comportant deux documents.
De prime abord, bien que la première partie de l'épreuve restera à éclaircir tant que nous n'aurons pas vu de sujets 0, les connaissances, l'analyse et le raisonnement sont là.
Mais le SNALC regrette que les deux parties de l'épreuve doivent s'appuyer sur la lecture et l'analyse de documents. Cela demande du temps qui ne peut être consacré à l'argumentation.

Pour le SNALC, très attaché à la dissertation en SES, il eût été bon de décorréler l'analyse de documents et l'argumentation. Avoir une partie d'épreuve « documentaire » et une partie plus argumentaire nous aurait semblé plus intéressant.

Humanités, littérature et philosophie

Le SNALC, qui a milité pour la mise en place d'un cadrage à 50-50 dans l'enseignement de cette spécialité entre Lettres et Philosophie ne peut que se réjouir de retrouver ce même cadrage dans l'épreuve de fin de première.

Mais, car il y a un mais, nous espérons comprendre à la lecture d'un sujet 0 – que nous attendons impatiemment – les concepts de « question d'interprétation » et de « question de réflexion ». Pour le moment, cela reste un peu flou et le SNALC aurait envie d'objecter que pour interpréter, il est utile de réfléchir...


Ce que le SNALC veut vraiment voir changer

Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques

On a une composition d'une durée de deux heures qui porte sur l'un des axes ou sur l'objet conclusif d'un thème. Fort bien. Pour le reste, le SNALC ne peut que demander que l'on réfléchît à retravailler l'esprit même de cette spécialité.
Il nous a été clairement dit que les enseignants d'Histoire-Géographie évalueraient en fin de première. Le programme de cette spécialité, annoncée au départ comme pluridisciplinaire, est clairement axé sur l'Histoire-Géographie, à tel point que le professeur de SES peut simplement venir en appui.
Il serait temps d'assumer clairement le choix d'une spécialité teintée Histoire-Géographie. Il faudrait donc retirer les termes « différents apports disciplinaires » et écrire clairement qu'elle est corrigée par les professeurs d'Histoire-Géographie.
Le SNALC qui défend les disciplines en tant qu'entités propres ne s'opposerait en rien à une telle clarification. Faute de quoi, il faudra cadrer l'intervention de chaque discipline, car l'autonomie des établissements peut mener à des conflits en salle des professeurs.



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