Voie professionnelle : TROP DE BLABLA…

Voie professionnelle : TROP DE BLABLA…

Voie professionnelle

TROP DE BLABLA…



Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1427, avril 2019
Par Guillaume LEFEVRE, secrétaire national à l’enseignement professionnel




Ce début d’année 2019 marque la dernière ligne droite de l’application de la réforme de la voie professionnelle qui doit entrer en vigueur à la rentrée de septembre. Le Ministre BLANQUER ne ralentit pas le rythme et avance au pas de charge dans son agenda social.

Comme prévu, les grilles horaires initiales des CAP et BAC PRO sont parues non modifiées en dépit des consultations et ajustements proposés par les organisations de l’intersyndicale. Ces grilles qui entraînent dans l’ensemble des baisses des DGH des établissements d’enseignement professionnel sont la cause des suppressions de postes que connaîtront les PLP. A cela s’ajoute un cassetête pour les hiérarchies intermédiaires pour élaborer leurs TRMD. En effet, nombreux sont les chefs d’établissements forts de leur autonomie font des choix de répartition d’heures peu souvent en cohérence avec les BO en termes de volumes horaires et de dédoublements aggravant la situation avec des effectifs de classes en totale opposition avec les BO. Où est l’hétérogénéité des enseignements et des diplômes nationaux ?

Ainsi les premiers Conseil Pédagogiques reflètent ces interprétations des grilles avec de l’enseignement professionnel amputé d’heures de classe entière pour la cointervention, -2 heures, sacrifiant la pratique à la théorie. L’objectif annoncé du Ministre de valoriser et de choisir son avenir professionnel pour être le mieux formé et trouver du travail traduit parfaitement l’incohérence de cette réforme d’Harpagon régie par la seule obsession des économies budgétaires. Faire plus avec moins.

Cette incohérence est concomitante avec la précipitation à mettre en place précipitation pour la mise en place des familles de métiers et un recul pour réformer la filière GA qui pose plus de questions que de solutions.

Enfin, à l’instar du bac PRO 3 ans, imposé sans cadres ni programmes définis, les vade-mecum salutaires promis aux PLP sont annoncés mais que comporteront-ils ? Aides, conseils ou fiches préétablies qui signeront la fin de la réflexion et du savoir-faire des futurs professionnels ?

Le SNALC est dans l’action pour les PLP au sein de l’intersyndicale et dans la proposition pour limiter la catastrophe annoncée avec cette réforme qui sonne le glas de l’enseignement professionnel scolaire de qualité au profit de l’apprentissage imposé et de la mixité des publics synonyme de la mort du statut des PLP.

NON M. BLANQUER nous ne pouvons plus vous laisser nous bercer de belles paroles qui sonnent faux et pour lesquelles le SNALC n’est pas dupe.

Trop de blabla les PLP ont donné déjà.




contact : info@snalc.fr
SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox