PRE-RÉCRUTEMENT D'ENSEIGNANTS AVEC STATUT D'AED

PRE-RÉCRUTEMENT D'ENSEIGNANTS AVEC STATUT D'AED

PRE-RÉCRUTEMENT D'ENSEIGNANTS AVEC STATUT D'AED


Lors d'une audition au Sénat le 30 mai dernier, le directeur général des ressources humaines du ministère de l'Éducation nationale, Edouard GEFFRAY a annoncé la "massification" du pré - recrutement des enseignants à travers un nouveau contrat des AED. L’objectif étant d'améliorer l'attractivité du métier de professeur, de diversifier le vivier de recrutement, et accessoirement, de faire face à la crise du recrutement que connaît actuellement l'Éducation nationale.

Le sujet avait déjà été évoqué par le ministre, mais le DGRH donne des chiffres. "On a ouvert ce chantier. On va passer de 1500 personnes sur trois ans à 10 000. Cela palliera les besoins notamment pour les disciplines sous tension".
Suite à cette annonce, le ministère prévoit, à compter de la rentrée 2019, la création d'un parcours de préprofessionnalisation de trois ans au métier d'enseignant, en faveur d'étudiants. Pour cela, il est prévu d'adapter le contrat AED, moyennant l'aménagement des missions, permettant aux étudiants intéressés de découvrir le métier de professeur et son univers professionnel.

Ce contrat, de droit public, serait d'une durée de 3 ans et conjuguerait un cycle de formation universitaire avec une formation pratique de huit heures hebdomadaires dans un établissement scolaire. Le recrutement, au niveau L2, L3 ou M1, se ferait par le Chef d'établissement comme actuellement pour les AED. La prise en charge des élèves se ferait de manière progressive :


  • observations et intervention ponctuelle en présence d'un professeur, la première année ;

  • prise en charge de l'AP, EPI, TPE, remplacement ponctuel de professeur la seconde année ;

  • prise en charge en responsabilité d'une classe, remplacements d'enseignants absents la troisième année.

Si le SNALC n'est pas opposé par principe à l'idée d'un pré-recrutement d'enseignant permettant à l'AED de découvrir le métier de professeur, il sera particulièrement vigilant à ce que les AED ne soient pas corvéables à merci et bénéficient parallèlement d'une formation universitaire de qualité permettant d'une part une maîtrise disciplinaire et d'autre part une possibilité de reconversion (si l'étudiant estime, par exemple, que le métier d’enseignant ne convient pas à ses attentes). Le SNALC aurait toutefois préféré un financement des études de futurs professeurs, en contrepartie d’un engagement de leur part à servir l’État pendant une période donnée.

Philippe FREY, vice-président du SNALC, aed@snalc.fr
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