CNED : un an après, où en est-on ?

CNED : un an après, où en est-on ?

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Un an après, où en est-on ?



Par Elise BOZEC-BARET, responsable nationale SNALC pour le CNED
cned@snalc.fr




Chers collègues,


La fin de l’année scolaire arrive à grands pas : vos représentants du SNALC vous informent et vous livrent leurs analyses sur l’actualité du CNED. À l’écoute de vos retours et propositions, nous porterons votre parole fin juin, lorsque notre directeur général, M. Reverchon-Billot, recevra à notre demande une délégation de notre syndicat, dont son président national, Jean-Rémi Girard.

Un an après, où en est-on ?

M. Reverchon-Billot avait indiqué lors de la plénière du 19 juin 2017 que pour construire collectivement l’avenir du CNED, deux conditions étaient selon lui nécessaires :
Restaurer la confiance entre la direction, les cadres et l’ensemble des agents pour libérer l’initiative, libérer l’énergie.
• Faire progresser le bien-être au travail et l’évolution des personnels.

Bien évidemment, le SNALC comme beaucoup d’autres, souscrit à cette analyse et salue sans réserve le volontarisme de notre directeur général dans des domaines pour lui essentiels. Où en est-on aujourd’hui sur ces deux points, qui ne sont pas sans relation ?

Le SNALC estime que la restauration de la confiance, malgré de nombreuses bonnes volontés individuelles, se heurte à des dysfonctionnements récurrents depuis des années. En effet, le directeur général, s’il a effectué des changements opportuns dans l’organigramme, n’a pas modifié profondément la structuration du Cned. Étant donné la période troublée qui a précédé son arrivée, il s’agit sans doute d’une décision prudente dans un premier temps.

Cependant, elle a aussi son revers : dans l’organisation actuelle on ne sait pas toujours qui est décisionnaire ni de quoi, entre les responsables sur site, les directions métier, la direction générale, voire le ministère ! Pour les agents sur site, l’impression que chacun se renvoie la balle sans assumer ses responsabilités propres, ou encore le sentiment de faire des remontées d’informations, propositions ou questions qui ne s’ensuivent que rarement de « redescentes » persiste. Cela n’est que peu favorable à la libération de l’initiative.

Les changements brusques de directives, suite à des injonctions urgentes, sont également stressants et déstabilisants, par exemple lorsqu’un collègue change de mission du jour au lendemain sans que quelqu’un d’autre soit en mesure de reprendre l’activité laissée de côté. On peut citer à cet égard des projets comme « Pix » ou « Devoirs faits » qui prennent des ressources sur site sans les compenser, ou encore la mise en conformité des BTS sur le site de Lyon qui, associée à d’autres difficultés a conduit à une situation très tendue, au point qu’un préavis de grève a été déposé fin avril. (Voir également notre article sur les derniers développements sur la réforme du collège, avant celle du lycée).

Concernant les conditions de travail des professeurs en poste adapté, nous soulignons l’effort de la direction générale dans l’élaboration d’un cadre de travail plus sécurisant. Cependant, pour nous, ce n’est qu’une première étape et il y a encore énormément d’améliorations à apporter (voir ici).

Pour ce qui concerne l’évolution professionnelle des personnels, elle est toujours très limitée, le CNED ne pouvant agir qu’à la marge sur les carrières de la fonction publique et étant limité par son budget quant à la masse salariale. Nous souhaitons que davantage d’opportunités en terme d’ouvertures de concours soient offertes aux titulaires comme aux contractuels. De même, il nous semble très important que la valorisation des compétences parfois sans équivalent des professeurs en poste adapté fasse l’objet d’actions rapides.
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