PROFESSEURS AGRÉGÉS EN COLLÈGE

PROFESSEURS AGRÉGÉS EN COLLÈGE

PROFESSEURS AGRÉGÉS EN COLLÈGE


RÉTABLISSONS LA VÉRITÉ !




Par Laure FRUGIER, agrégée de lettres classiques en collège, responsable départementale SNALC Oise
Article publié dans la QUINZAINE UNIVERSITAIRE - #1416 - MAI 2018



Les attaques contre le corps des agrégés sont nombreuses et récurrentes depuis des années. Il en est une particulièrement sournoise, et injuste, qui pourrait se concrétiser bientôt. Mais le SNALC veille…


Quand on se rend sur le site « education.gouv. f r », à la rubrique « Personnels enseignants », on peut lire : « Le professeur agrégé enseigne principalement dans les lycées, les classes préparatoires aux grandes écoles ».

« Principalement » : tout est dit.

De façon implicite, le Ministère admet l’idée que les agrégés peuvent être, pour une partie d’entre eux, affectés en collège. De fait, ils sont environ 20 % dans ce cas. Alors, « Pourquoi tant de haine ? ».

Si l’on fait le bilan sur une cinquantaine d’années, on se rend compte que le statut des agrégés, présentés comme des privilégiés, des nantis, n’a cessé d’être attaqué.

Le SGEN dès 1970, qui prônait la suppression pure et simple du concours, en 1998 le ministre Claude ALLÈGRE, qui prévoyait de les faire travailler plus, en 2011 le député Jacques GROSPERRIN, suivi par le « thinktank » l’IFRAP, et plus récemment, en 2016, le sénateur Gérard LONGUET : tous y sont allés de leur « petite phrase » ou de leur gros rapport pour dénoncer ce scandale et proposer d’allonger le temps de service des professeurs agrégés en collège, les plus visés.

Ainsi serait compensée cette scandaleuse injustice qui fait que des collègues agrégés, pour le même travail que leurs collègues certifiés, gagnent plus tout en travaillant moins !

Dans l’option basse, il s’agissait d’augmenter de 3 h leur présence dans les établissements, dans l’option haute du sénateur Gérard LONGUET on atteindrait même une augmentation de 5 heures !

C’est oublier un peu vite les efforts faits par les collègues qui ont été reçus à un concours exigeant et extrêmement sélectif.

C’est oublier un peu vite que les agrégés sont souvent nommés en collège contre leur gré.

C’est oublier un peu vite qu’ils y restent souvent contre leur volonté, les bonifications à l’INTRA pour les agrégés demandant un lycée étant inexistantes ou trop faibles !

Pour les collègues de Lettres Classiques, la situation est particulièrement grave : avec la réforme de 2015, les heures de Latin et de Grec se sont réduites comme peau de chagrin, les postes disparaissent ou se font rares, et par conséquent les chances de muter en lycée sont plus que minces.

C’est oublier un peu vite que les récents accords PPCR ont apporté la touche finale (?) à la dévalorisation des agrégés, car financièrement, ils sortent grands perdants par rapport à leurs collègues certifiés.

C’est oublier un peu vite, enfin, que l’agrégation reste pour les collègues certifiés affectés en collège une des rares possibilités de promotion interne (que l’on soit agrégé par concours interne ou par liste d’aptitude) : augmenter les services des agrégés en collège les découragera de candidater.

Le SNALC a toujours été aux côtés des collègues agrégés, et n’a pas hésité à monter au créneau pour contrer les attaques dont sont victimes les agrégés, TOUS les agrégés.

En décembre 2015, le SNALC diffusait un communiqué où il s’élevait avec fermeté contre toute tentative visant à allonger le temps de service des agrégés en collège.

Au moment de voter aux élections professionnelles de décembre 2018, les collègues agrégés devront garder à l’esprit que seul contre tous, le SNALC empêchera que ne soit sonné l’hallali.






contact : gesper@snalc.fr
SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox