BAC : ÇA SE PRÉCISE

BAC : ÇA SE PRÉCISE

BAC : ÇA SE PRÉCISE




Par Jean-Rémi GIRARD, vice-président du SNALC
Article publié dans la QUINZAINE UNIVERSITAIRE - #1415 - AVRIL 2018



Le Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) du 21 mars est consacré au projet de réforme du baccalauréat, et celui du 12 avril au lycée général et technologique. À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous disposons des premiers projets de textes du bac, mais peut-être évolueront-ils d'ici-là


CE QUE L’ON SAVAIT DÉJÀ

L’organisation du nouveau bac assure la prise en compte dans Parcoursup de près de 70% des résultats du bac, dont les deux spécialités choisies par les élèves en terminale. Cela permet une affectation plus cohérente dans le supérieur.

De plus, si 60% du bac est en épreuves terminales, seuls 10% reposent sur le contrôle continu, les 30% restant relèvent d’épreuves communes anonymes avec sujets issus d’une banque nationale.


DERNIERS ARBITRAGES POUR LE BAC

Ce qui correspond à nos demandes

De prime abord, les durées des épreuves terminales sont cohérentes pour bien apprécier la qualité des élèves. En SVT et physique-chimie, l’évaluation des compétences expérimentales est maintenue. Le principe de cette partie « pratique » d’une heure est d’ailleurs étendu à la spécialité « numérique et sciences informatiques ».

L’oral sera individuel et peut porter sur une seule spécialité au lieu de deux, au choix de l’élève. L’évaluation en LV comportera un oral de 20 minutes en plus de l’écrit. On retrouve la même logique dans l’épreuve de la spécialité « arts ».

Pour ce qui est du poids des enseignements, les deux spécialités cumuleront 42 % tu total du bac (16% par spécialité + 10 % pour l’oral).

Ce qui ne correspond pas à nos demandes

Il reste des points non satisfaisants relatifs aux épreuves communes (2 en première, 1 en terminale). Elles ne concerneraient que les enseignements du tronc commun. Cela en exclut les options (comme le latin), mais également les spécialités choisies par l’élève, sauf celle non conservée en fin de première. Outre la trop faible prise en compte des options, on identifie l’obligation pour les élèves de choisir bien trop tôt, dans l’année de première, leur couple de spécialités de terminale.

De plus, l’organisation pratique de ces épreuves serait laissée au bon vouloir de chaque établissement sur des périodes très floues (seul le trimestre est indiqué !). Le SNALC défend un cadrage précis (y compris en termes de calendrier) pour assurer pleinement la dimension nationale de ces épreuves communes, ainsi que des semaines d’épreuves qui concerneraient tous les enseignements afin de préparer les élèves au fonctionnement de l’enseignement supérieur.

Nous sommes enfin dubitatifs sur le système retenu pour le rattrapage. L’élève choisirait entre l’examen de son livret et une épreuve orale (spécialité, français ou philosophie). Il n’est pas forcément sain de faire reposer une telle responsabilité sur les élèves, dont le premier mouvement sera de demander conseil à leurs professeurs (et de les blâmer si, à l’arrivée, ils n’obtiennent pas le bac ?).


LYCÉE : TOUT EST-IL DÉJÀ JOUÉ ?

La difficulté d’avoir séparé textes sur le bac et textes sur le lycée, c’est que les deux ne peuvent être complètement dissociés. Le SNALC a identifié des problèmes, notamment pour les orientations en CPGE scientifiques. En effet, la structure actuelle ne permet pas un bon accès en BCPST ou, pour un élève prenant une spécialité SI, en MPSI, PCSI et PTSI. Or, les textes du bac viennent potentiellement tout verrouiller puisqu’ils listent les enseignements (tronc commun et spécialités) et les options. Nous échangeons avec le Ministère pour lever ces blocages.

Le SNALC travaille d’arrache-pied pour obtenir une réforme du bac et du lycée qui améliore réellement la situation. Nous produisons des analyses et des avis sur toutes les disciplines, sur tous les points soumis à négociation. Pour nous, le temps de l’éducation est un temps long, et une réforme d’ampleur ne peut se faire sans analyser avec sérieux les conséquences que pourrait produire un texte. Il serait fort dommage que le Ministère perde de vue certains objectifs pédagogiques pour plaire à quelques uns.



VOIE GÉNÉRALE, VOIE TECHNOLOGIQUE :
INFORMEZ-VOUS AVEC LE SNALC !


Nous tenons régulièrement à jour une lettre d’information sur la place de votre discipline dans le bac et le lycée.

Vous pouvez retrouver les dernières nouvelles sur notre site, rubrique www.snalc.fr/national/article/3685/.

Un article complet sur les évolutions de la voie technologique est également accessible.



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