LA FUTURE RÉFORME DES RETRAITES : FAUT-IL TREMBLER ?

LA FUTURE RÉFORME DES RETRAITES : FAUT-IL TREMBLER ?

LA FUTURE RÉFORME DES RETRAITES : FAUT-IL TREMBLER ?


Depuis la fin de janvier 2018, les actuels retraités savent désormais ce que leur coûte réellement la hausse de 25 % du prélèvement de la C.S.G. car 1,7 % de plus par rapport à 6,6% cela fait bien un quart d’augmentation ! Et comme cette augmentation s’est faite en même temps que celle de la M.G.E.N. à laquelle beaucoup de nos collègues ont continué à adhérer, le prélèvement est encore plus difficile à supporter. Certains ont constaté des diminutions de plusieurs dizaines d’euros ; d’autres ont touché fin janvier 2018 encore moins qu’en janvier 2016. On comprend leur colère.

Quant aux fonctionnaires en activité, ils n’ont pas été mieux traités, car ils ont constaté que leur traitement de fin janvier n’était pas égal et encore moins supérieur à celui de décembre. C’est que la compensation de la hausse de la CSG n’a été que de 1,67 % et surtout ils ont dû subir l’augmentation du prélèvement pour la pension civile qui est passé de 10,29 % à 10,56 %.

La future réforme des retraites se présente-t-elle de façon plus rassurante ? On peut en douter.

La Conseil d’orientation des retraites ne cesse de rédiger des études « qui ne l’engagent pas » en s’appuyant sur différents scénarios. Il y a quelques mois, on nous expliquait qu’il serait intéressant d’imiter le modèle suédois. Sa particularité est qu’il s’est mis en place en une quinzaine d’années et que les personnes proches de la retraite, à cinq ans près, ne pourraient certainement pas se voir appliquer la réforme car ce serait techniquement impossible. C’est le modèle non seulement suédois mais aussi norvégien et polonais.

Or, voici qu’on évoque maintenant d’autres modèles possibles comme le modèle allemand (décidément !) dont la transition a été très brutale. Du jour au lendemain, l’ancien système a été fermé et tout le monde est passé au régime en points. On imagine le traumatisme !

Et l’imagination fertile propose le modèle italien où la transition se fait de façon originale : les personnes voient leur actuel système bloqué à un instant T et n’acquièrent leurs droits que dans le nouveau régime. Dans cet exemple, les intéressés toucheront le moment venu deux pensions, l’une calculée selon l’ancien régime, l’autre selon le nouveau.

Le choix sera donc très politique mais surtout les mois précédant la réforme seront marqués par une terrible angoisse et probablement une immense colère.

Frédéric ELEUCHE,
Secrétaire national du SNALC
chargé des personnels administratifs, de santé et sociaux
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