VERS UN BAC QUI RETROUVE DU SENS ?

VERS UN BAC QUI RETROUVE DU SENS ?

VERS UN BAC

QUI RETROUVE DU SENS ?





Par Jean-Rémi GIRARD, vice-président du SNALC
Article publié dans la QUINZAINE UNIVERSITAIRE - #1414 - MARS 2018




Le Ministre a annoncé les grandes lignes — et même bon nombre de détails — sur la réforme à venir du baccalauréat et du lycée général et technologique. Le SNALC apprécie la philosophie du projet et l’organisation du bac. Sur le lycée, des questions demeurent.


UN BAC ENFIN RELIÉ AU SUPÉRIEUR

Il est clair que Jean-Michel BLANQUER et son équipe ont lu le projet du SNALC. La question est de savoir ce qu’ils en ont retenu. Sur le bac, la réponse est évidente : ils ont retenu beaucoup de choses. Point essentiel : la prise en compte des résultats des épreuves de spécialité dans le système d’affectation Parcoursup (ainsi que des partiels et des épreuves anticipées de français). Cela n’a l’air de rien, mais c’est une petite révolution. Jusqu’à présent, les filières sélectives (classes préparatoires, BTS, IUT) ne disposaient pas des résultats du bac, mais uniquement des bulletins de l’élève, c’est-à-dire 100 % contrôle continu. La sélection, quoique faite avec sérieux dans la grande majorité des établissements, pouvait hélas être biaisée dans certains cas. Après la réforme, les résultats d’épreuves nationales, terminales et anonymes seront intégrés au dossier de l’élève, qui pourra donc montrer sa valeur quel que soit son établissement d’origine. De plus, les universités pourront faire le même travail pour les élèves candidats en licence, que ce soit pour éviter le tirage au sort dans les filières sous tension ou pour proposer (et même imposer !) des parcours adaptés (propédeutique, semestre sas…) dans toutes.


UN BAC QUI POUSSE DAVANTAGE LES ÉLÈVES À TRAVAILLER ?

L’inclusion de partiels, voulue par 70 % de nos adhérents, permettra sans nul doute d’améliorer la régularité du travail des élèves, qui auront plusieurs échéances échelonnées dans le temps. Le SNALC a obtenu que ces partiels (probablement 2 en première et 1 en terminale) soient passés dans des conditions similaires aux épreuves terminales du bac actuel. Si nous n’avons pu éviter les 10 % de prise en compte des bulletins, cela demeure très marginal et ne créera pas les pressions qu’aurait pu provoquer un contrôle continu uniquement fondé sur ces bulletins.


LE SNALC SOUTIENT-IL CE BAC ?

Nous constatons actuellement que la philosophie de notre projet est en grande partie reprise par le Ministère d’une part, et que d’autre part nous avons obtenu des avancées majeures par rapport à la base de travail initiale. En effet, c’est le SNALC qui a pesé dans la balance pour que des partiels anonymes soient organisés (et non que l’on ne prenne en compte que les bulletins). C’est encore le SNALC qui a obtenu deux jours avant la conférence de presse du Ministre que l’oral terminal puisse être disciplinaire. À l’arrivée, c’est la plus haute instance du SNALC (la commission administrative) qui validera la position officielle de notre organisation, vraisemblablement fin mars, en s’appuyant sur le détail des textes et non seulement sur les annonces. Mais en l’état actuel, le bac 2021 semble une amélioration par rapport à l’existant.





« GRAND ORAL », « ORAL DE MATURITÉ » : KÉZAKO ?

L’épreuve orale de fin de terminale n’a pas encore reçu de nom officiel. Elle devrait durer 20 minutes et être passée de façon individuelle devant un jury de 3 personnes. Son travail préparatoire s’étalerait sur 2 ans (de façon collective en 1ère, individuelle en terminale). Elle porterait sur un projet adossé à une ou deux disciplines de spécialité. Aucun horaire spécifique n’est prévu. Le SNALC a signalé qu’un oral bi-disciplinaire était extrêmement compliqué à préparer et à organiser, et que les TPE actuels étaient massivement critiqués par les collègues. Nous pensons que la raison et la simplicité finiront par l’emporter, et que la grande majorité des élèves passeront in fine des oraux disciplinaires, préparés par le professeur de la discipline.





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