ENQUÊTE PLP: NOS CONVICTIONS CONFIRMÉES

ENQUÊTE PLP: NOS CONVICTIONS CONFIRMÉES

ENQUÊTE PLP:

NOS CONVICTIONS CONFIRMÉES


Article publié dans la QUINZAINE UNIVERSITAIRE - #1412 - JANVIER 2018




Dans le cadre des nombreuses audiences et groupes de travail en cours sur la voie professionnelle, nous avons souhaité recueillir l’avis de nos adhérents PLP. Notre enquête a eu lieu entre le 13 et le 18 décembre.

Il en ressort des constatations chiffrées criantes :

  • 90% des répondants considèrent que leurs conditions de travail se sont détériorées et ce en raison du bac pro 3 ans (et du comportement des élèves et de l’hétérogénéité des classes qui lui sont associés).

  • Les formations initiale et continue ne répondent pas aux besoins des PLP.

  • Les CCF doivent être limités aux évaluations en entreprises (62,5%).

Par ailleurs, si l’orientation des élèves n’est pas majoritairement mise en cause, c’est l’inaptitude des élèves à suivre la formation où ils se trouvent qui est mise en évidence (57 %). Et l’accompagnement personnalisé n’est jugé utile que pour l’aide à l’orientation. Enfin, en CAP comme en bac pro, il s’avère que les poursuites d’études sont estimées minoritaires.

Les PLP sont prêts à enseigner à des apprentis mais connaissent mal la question.


RÉSULTATS DÉTAILLÉS


Organisation du lycée

Si l’organisation en semestres est largement approuvée (près de 80 %), le fait d’avoir des emplois du temps différents d’un semestre à l’autre est totalement rejeté (68 %), tout comme l’annualisation des services (61,3%).

Environ 6 professeurs interrogés sur 10 sont d’accord pour enseigner à des apprentis, de préférence en CFA (31,3 %). Les notions de mixité des parcours ou des sections restent largement méconnues. Et on observe que le sujet laisse perplexe : 30 % ne se prononcent pas et une précédente enquête nous a montré qu’actuellement peu sont amenés à exercer auprès des deux types de publics. En revanche, l’idée de suivre des élèves à distance en plus des élèves en face à face est refusée par 65% des répondants.

Élèves et orientation

Les professeurs décrivent leurs élèves comme « ne se trouvant pas dans une formation conforme à leurs souhaits » pour 50 % (46,9 % pour l’inverse), l’écart se creuse quand il s’agit des formations tertiaires (51,2 vs 47,6).

En revanche, 57 % des professeurs considèrent que leurs élèves ne disposent pas des aptitudes pour le diplôme préparé… Et la possibilité de réorientation jusqu’aux vacances de la Toussaint en seconde est très largement approuvée (76,3 %).

Enfin, l’accompagnement personnalisé n’est jugé vraiment utile qu’en matière d’orientation des élèves (64,4 % au global, 73,3 % dans le tertiaire).

Les PLP jugent leurs élèves mal préparés pour les poursuites d’études (68 % pour le BTS, jusqu’à 80 % pour la licence). Et 46,3 % d’entre eux estiment à moins de 25 % les poursuites d’études de leurs élèves après le CAP, idem après le bac pro (45,6 %) : la pression faite dans les établissements pour que les élèves postulent dans le supérieur est contraire aux réels souhaits des jeunes.

Évaluations et diplômes

62,5 % des PLP souhaitent limiter les contrôles en cours de formation aux évaluations en entreprises, avec une différence insignifiante entre tertiaire et industriel.

En revanche, l’opinion des professeurs en matière de suppression du diplôme intermédiaire varie fortement selon qu’on est en industriel ou en tertiaire : 45 % des professeurs dans le tertiaire sont favorables à la suppression du diplôme intermédiaire contre 50 % dans le même domaine alors que 45 % des professeurs en industriel y sont opposés et 51 % favorables. Au total c’est quand même le non qui l’emporte avec 49 % vs 46 %.

Pas d’avis tranché en matière d’épreuves anticipées en Prévention-Santé-Environnement ou en Économie-Gestion et Économie-Droit.

Formation des enseignants

La formation initiale est majoritairement considérée comme inadaptée à l’enseignement de leur discipline par les PLP (50,7 %), tout particulièrement dans les disciplines industrielles (58,2 %).

Aucune compensation apportée par la formation continue qui est jugée comme « ne répondant pas à leurs besoins » par 65,1% des interrogés (69,5 % pour le tertiaire).

Le SNALC considère que la formation initiale comme la formation continue relève davantage du formatage que de la formation.

Aggravation des conditions de travail

Tristement, 90 % des PLP considèrent que leurs conditions de travail se sont dégradées. Les causes citées par tous sont : le bac pro 3 ans, le comportement des élèves et l’hétérogénéité des classes.







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