Référentiel de compétences CPE

Référentiel de compétences CPE

Publié le 24-01-2014

Référentiel de compétences CPE
Contribution SNALC-FGAF



Le SNALC a reçu avec intérêt la proposition de la DGESCO et de la DGRH du ministère de l’EN. Cela montre la volonté du ministère de prendre en compte l’évolution du métier de CPE.


Constat.

Le SNALC regrette que le champ des compétences ou les propositions faites apparaissent de manière confuse et en même temps trop précises. On relève et regrette un certain « effet catalogue » qui risquerait d’enfermer le CPE dans une logique de formatage de ses missions et qui viserait à restreindre son autonomie d’action au sein des établissements. L’inventaire à la Prévert ne permettra pas au CPE de se situer dans l’EPLE et d’occuper la place centrale qu’il revendique.

On gagnerait à organiser de manière plus appropriée et synthétique les fonctions du CPE. Par conséquent nous sommes pour l’amélioration de La circulaire de mission de 1982 qui régit le statut des CPE dans le but de répondre à l’attente de nombreux collègues confrontés à une vie scolaire qui évolue en permanence. C’est pour cela que la circulaire de 1982 doit constituer la base de la nouvelle articulation proposée.

En son temps, Claude CARRE avait proposé une hiérarchie dans la classification des tâches incombant au CPE en employant les termes de responsabilités propres et partagées . Le SNALC approuve cette répartition thématique des tâches qui permet de donner sens et autonomie au travail quotidien du CPE.

Le SNALC tient à souligner que le concept de ‘projet vie scolaire’ est trop vaste et soutient en revanche celui du « service de vie scolaire inclus dans le projet d’établissement ».

Dans le premier point, identique à celui proposé pour les Professeurs et Professeurs documentalistes, on note la présence et la nécessité pour les CPE de se « former tout au long de sa carrière », chose absente des deux autres référentiels.

Le SNALC propose de hiérarchiser les autres compétences présentes dans les deuxièmes et troisièmes partie selon le modèle de responsabilités propres et partagées.


Responsabilités propres

Organisation du service de vie scolaire (et non pas du terme générique ‘vie scolaire ‘).

Le CPE assure des fonctions de management dans son domaine de compétences (gestion de ressources humaines due au changement de statut des MI-SE, et la multiplication de différents types de contrats de personnels de surveillance).

Le CPE propose une organisation de l’internat.

Organisation du contrôle des effectifs, notamment signalement aux services départementaux de l’EN, envoi de courriers ou courriels aux familles (toutefois, nous tenons à préciser que la gestion des absences est l’affaire de tous ; le CPE organise, recense et transfère l’information)

Conseiller au cœur de l’EPLE, il est le référent ‘vie scolaire’ du Chef d’établissement, des professeurs, des parents, et des élèves. (voire associations extérieures, PJJ, etc…)

Personne référente pour tout ce qui concerne l’organisation des élections élèves aux différentes instances de l’établissement.(Délégués de classe, CA, CVL…..)

Assurer la préparation et la formation des délégués élèves.


Responsabilités partagées

Collaboration avec l’ensemble des personnels de la communauté scolaire.(enseignants, assistante sociale, conseillère d’orientation, infirmière, médecin scolaire, famille, partenaires extérieurs).

Suite à la réunion du 18, le SNALC propose que les compétences du référentiel des CPE comporte une partie commune aux différents acteurs de l’établissements (professeurs, …). Les points 1 et 4 des projets soumis à la discussion nous semblent en effet correspondre à ce que l’on peut attendre d’un fonctionnaire Education Nationale au sens large, affecté dans un EPLE.

Pour autant, il convient ici de réaffirmer notre désir de distinguer le métier/corps de CPE des corps Agrégés et Certifiés. Pour le SNALC, le CPE reste avant tout un éducateur, il n’est pas un enseignant, même s’il peut lui arriver d’être consulté ou de participer à des projets mis en place dans un EPLE.

Si la première partie du référentiel est commune, en revanche, une partie spécifique doit reprendre les responsabilités propres et partagées spécifiques au statut du CPE.

En accord avec les autres organisations, nous demandons de supprimer l’Item intitulé : « informer le chef d’établissement des difficultés, des tensions des dysfonctionnements apparus dans la vie de l’établissement ». le CPE est un conseiller technique, il ne peut pas être évalué en fonction de sa propension à dénoncer ses partenaires de la communauté éducative.


Exemples de responsabilités propres :

- Contribuer à assurer la sécurité et la sureté des élèves, notamment par une organisation précise et rigoureuse de l’emploi du temps des assistants d’éducation.
- Mettre en œuvre une éducation à la citoyenneté
- Impulser et organiser la mise en place du service de vie scolaire.
- Organiser le contrôle des effectifs (la gestion des absences est une affaire commune en collaboration avec les professeurs, et notamment le professeur principal)
- Impulser et animer le projet éducatif de l’internat.
- Elaborer et assurer la formation des délégués des élèves
- Assurer une fonction de management dans son domaine de compétences propre
- Etablir des fiches postes
- Organiser des réunions de service
- Etablir les missions et les emplois du temps des assistants d’éducation



Exemples de responsabilités partagées :

- Respecter et faire respecter le règlement intérieur
- Prévenir la violence scolaire et collaborer avec des personnels de l’établissement sur ce sujet
- Participer à l’élaboration du règlement intérieur et veiller à son application.
- Promouvoir auprès des élèves et de leurs parents les principes d’organisation et les règles de vie
- Identifier les conduites à risque, etc…
- Informer les parents sur le parcours scolaire de l’élève
- Contribuer à conseiller les élèves dans l’élaboration de leur projet personnel
- Encourager et coordonner les initiatives des élèves prises dans le cadre de la vie lycéenne
- Détecter et participer à la lutte contre l’absentéisme


Il va de soi, pour la bonne marche d’un EPLE, que ces compétences soient réellement harmonisées et partagées par l’ensemble des acteurs de la communauté éducative..

Nous souhaitons en outre indiquer notre refus de voir les CPE participer aux évaluations qui jalonnent le parcours de l’élève. Les tâches qui incombent aux CPE sont assez vastes pour ne pas en ajouter. D’autre part, comme l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, nous souhaitons la disparition de la note de vie scolaire, source de nombreux conflits inutiles. Quelle évaluation resterait-il donc ? Le livret de compétence, déjà rejeté par les professeurs, ne doit pas être imposé aux CPE.


Pour nous contacter : cpe@snalc.fr