Réforme du collège : Résistance collective

Réforme du collège : Résistance collective

ENSEIGNEMENT PRIVÉ



« Réforme » du collège :

Résistance collective concrète et constructive




Merci à notre collègue de lettres en collège de nous avoir soufflé ce qui suit!

Cette idée a le mérite de pouvoir s’appliquer aussi bien dans l’enseignement privé sous contrat auquel elle était destinée à l’origine, qu’à l’enseignement public.
Il s’agit de contourner cette néfaste entreprise du ministère à l’encontre du collège, tant dans le public que dans le privé (qui ouvre enfin les yeux).

De nombreux établissements privés sous contrat reçoivent une forte proportion d’élèves en difficultés sociales, scolaires, morales… qui ont un besoin impérieux de « s’en sortir », de progresser, de se hisser à un niveau de connaissances mais aussi de culture qui leur ouvre les portes de la société ; or, le projet de collège « réformé » accentue les effets de nivellement et diminue d’autant les chances des élèves qui ont le plus besoin de progresser. Effectivement, ces élèves n’auront jamais les moyens matériels, même limités, de se payer des cours complémentaires et encore moins d’accéder à des diplômes de valeur décernés par des organismes privés

Même situation dans l’enseignement public.

Que faire ?

Ainsi est née l’idée de créer tout d’abord un site ouvert à tous les collègues et parents d’élèves afin de recenser et de partager toutes les initiatives allant dans le sens de l’aide aux élèves en difficulté sociale et demandeurs de cette aide scolaire.

L’une des applications pratiques suggérées consiste à fonder des associations type loi de 1901, donc non lucratives mais susceptibles de recevoir des aides publiques et privées, au sein desquelles œuvreraient des volontaires – professeurs, étudiants, parents. Ce modèle a déjà existé et existe encore dans le cadre de l’alphabétisation. Chaque association (par exemple d’ « Éducation populaire ») pourrait s’attacher à un ou plusieurs établissements voisins. Il serait ainsi moins malcommode d’obtenir l’accès aux locaux scolaires dans l’enseignement privé (et ce serait un plus pour les établissements capables de proposer cette coopération), par contre l’enseignement public risque de rechigner si le ministère donne pour consigne de refuser l’entrée à une ou des associations coupables de saboter son magnifique projet! Il faudrait alors se tourner vers la municipalité si elle n’est pas soumise aux diktats du ministère et/ou vers des particuliers disposant de locaux suffisants et correctement assurés.

Autre application : utiliser le site pour créer une banque de données pédagogiques utilisables directement par les élèves et leurs parents (aide aux exercices donnés en classe, proposition d’exercices destinés à aider les élèves qui en sont privés par exemple en raison des absences de professeurs non remplacées, etc.).



L’idée pourrait bien être étendue au lycée qui depuis la calamiteuse « réforme » Châtel a vu des horaires diminuer, par exemple en « langues survivantes » (expression tirée de la dernière livraison de la Quinzaine Universitaire). Notamment dans les grandes villes il est possible de trouver des personnes de bon niveau culturel, parlant une langue étrangère, peut-être leur langue maternelle, et disposées à en faire profiter des élèves demandeurs.
À remarquer : le nombre certes limité mais croissant de jeunes qui reçoivent un enseignement « à la maison », seuls ou en groupe ; les précepteurs sont souvent des enseignants retraités ou des personnes heureuses de se rendre utiles.

Le défaut de cette proposition d’initiative professorale-parentale est évident : certaines associations ne trouveront pas ou pas suffisamment d’intervenants de qualité, bénévoles et disponibles. Par ailleurs, si elles fonctionnent bien, à la satisfaction des intéressés, elles joueront un rôle que d’aucuns regretteront car en limitant la casse annoncée, elles prolongeront la vie du collège unique malade et contribueront involontairement aux inégalités dénoncées par le ministère (mais ce n’est là que posture) et par le SNALC et le SNE révoltés autant par le double langage et la « com’ » de ce ministère que par le mépris envers tous les professeurs qui font leur possible pour aider les élèves.

En conclusion : à vous de parler avec vos collègues, les parents de vos élèves, la direction de votre établissement, de créer votre association (et de l’assurer !) et d’agir au mieux.

Bonne chance !




Hervé Garlet
prive@snalc.fr
SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox