N’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

N’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

ENSEIGNEMENT PRIVÉ



N’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre




Cette expression s’applique d’autant mieux à Madame le Ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, que le concert incessant de protestations et d’oppositions à « son » projet d’affaiblissement du collège ne cesse pas. Elle fait plus ou moins la sourde, répondant ici, ignorant là, laissant à ses obligés le soin de contraindre.

Les premiers chiffres sont déjà tombés – « tombés » est le bon mot : les postes ont commencé à diminuer en langues, les dotations parlent d’elles-mêmes (sauf à Paris, protégé par Madame), mais ce n’est pas grave car pour sa part, l’enseignement professionnel manque déjà cruellement de professeurs, lui aussi, notamment en mathématiques, anglais… Égalitarisme, quand tu nous tiens !

L’enseignement privé est certainement moins anxiogène non seulement pour les élèves mais également pour les personnels, toutefois les cas où le rectorat est tenu de trouver un professeur pour un établissement privé sous contrat qui n’a pas su se « débrouiller » tout seul ne sont pas rares. Une suggestion : faire comme dans le diocèse de Cologne (Allemagne) où l’Archevêché ajoute un supplément salarial à ce que le Land verse à ses professeurs. Ce procédé est motivant !


L’expression citée plus haut s’applique aussi fort bien à la direction de l’enseignement privé catholique sous contrat – mais divers médias font désormais état des réticences de la base et même au-dessus. La surdité va en diminuant : http://www.la-croix.com/Religion/France/La-liberte-d-enseignement-est-en-danger-disent-les-eveques-de-France-2016-06-09-1200767496

Cette évolution, certes encore lente mais de plus en plus sensible nous rappelle celle la FCPE (parents de l’enseignement public) qui a (rapidement) désavoué et remercié son dirigeant trop clairement soumis au ministère et a même constitué des groupes rebelles, privant ainsi ledit ministère d’une bonne part de ses appuis dans la population directement concernée.

Des chefs d’établissements privés expriment ouvertement leur refus ; c’est ainsi que nous retrouvons un des thèmes des lettres électroniques précédentes, celui du hors-contrat, qui fait soudain couler de l’encre :

http://www.liberation.fr/france/2016/06/09/au-fait-c-est-quoi-une-ecole-hors-contrat_1458286
http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/najat-vallaud-belkacem-ouvre-plus-facilement-une-ecole-france-qu-un-restaurant-un-bar-

Les écoles hors-contrat sont petites mais de plus en plus nombreuses (+26% en 4 ans).

Le hors-contrat au titre de supplément dans une école privée sous contrat ou parallèlement à celle-ci au titre de complément prend aussi de l’ampleur.

Entendu sur France Culture dimanche 12 juin : de nombreux parents seraient prêts à (ré)inscrire leur(s) enfant(s) dans le privé sous contrat ou le public si la qualité revenait.

Madame le ministre n’entend toujours pas. Elle sera probablement la dernière à reconnaître ses torts ou bien ne les reconnaîtra jamais. En attendant son départ (certaines voix commencent à s’élever pour demander sa mise en jugement pour trahison), bien des établissements se démènent pour maintenir le cap et commencent à le faire savoir. Qu’ils soient remerciés pour leurs efforts proportionnels à l’ouïe retrouvée !




Hervé Garlet
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