SILENCE ! ON SOUFFRE, ON MEURT !

SILENCE ! ON SOUFFRE, ON MEURT !

SILENCE ! ON SOUFFRE, ON MEURT !



La souffrance dénoncée dans les deux livres blancs de la FGAF n’a pas cessé.
Ses deux causes principales restent les mêmes : la hiérarchie quand elle est fautive, l’omerta quand elle règne.
Rappel : le SNALC ne peut syndiquer que les fonctionnaires et agents du MENESR de l’Enseignement public et de l’Enseignement privé (1.053.000 dont 855.000 enseignants des 1er et 2nd degrés dont près de 140.000 pour le seul privé sous contrat) et ne peut syndiquer les agents des OGEC relevant du seul régime général de la Sécurité Sociale. Donc, ce qui suit ne les concerne pas.

Dire que le SNALC est révolté par les maltraitances infligées à certains collègues dans certains établissements ne suffit pas. NOUS SOMMES EN COLÈRE. Tous les responsables des personnels ont certes pour mission d’organiser leur travail mais également de les protéger. Ils ne peuvent pas tout voir, tout entendre et tout savoir. Ils ne peuvent pas non plus intervenir ou faire intervenir lorsqu’ils ignorent les situations tendues dont ils ne sont pas responsables. Mais lorsqu’ils provoquent, causent, organisent parfois même ces situations insupportables au point que leurs victimes souffrent, craquent et même meurent, ils trahissent leur rôle et relèvent de la Justice pénale.
De même lorsqu’ils sont complices par omission, mutisme, carriérisme ou désinvolture : leur silence et leur inaction alors qu’ils savent font d’eux des coupables.

Nous avons relevé deux cas récents survenus dans l’Enseignement privé catholique sous contrat dans l’Académie de Versailles et l’Académie de Toulouse.

Notre objectif n’est évidemment pas de livrer à la vindicte des personnes qui n’ont pas ou pas encore fait l’objet d’une condamnation par une juridiction pénale ni non plus de « couler » la réputation d’un établissement. Il est – dans le droit prolongement des deux « Livres blancs » - de tirer une fois de plus la sonnette d’alarme en illustrant nos mises en garde.

Académie de Versailles

Un établissement privé. Un(e) collègue harcelé(e) tout d’abord à son niveau puis par la direction. Peut-être une personne plus sensible, plus fragile que d’autres. Généralement, les « autorités » se défaussent de toute responsabilité en évoquant « les problèmes personnels, la fragilité etc. » lorsque le pire est arrivé. Or, le pire est arrivé. L’enquête de police n’est toujours pas terminée, le suicide n’est donc pas officiellement confirmé, mais la famille a déjà porté plainte car pour elle il n’y a pas de doute : ce décès est lié à la maltraitance. Pour de nombreux collègues non plus..

Académie de Toulouse

Un établissement privé important dirigé par une personne se présentant elle-même comme un « manager ».
Ici, en ce qui concerne notre collègue, le pire n’est pas arrivé mais tous les ingrédients y sont au point que l’inquiétude est grande au vu l’épreuve endurée, mais le soutien de plusieurs syndicats, dont le nôtre, de la famille, de l’avocat(e) chargée de préparer la plainte à venir (dans 3 domaines : pénal, civil, administratif, voir plus bas) et petit à petit de collègues, de parents d’élèves et… d’élèves eux-mêmes commence à produire son effet.

Quels sont les responsables actifs de cette situation qui reste inquiétante mais semble désormais sous contrôle ?
La direction de l’établissement (première visée par le projet de plainte) et l’inspection (eh oui, le rôle et les missions des inspecteurs ont évolué et pas toujours en bien !) pour complicité.

Les langues se délient, l’enquête privée avance et le S3 du SNALC de Toulouse suit l’affaire de très près et a dès le début assuré la famille de son soutien concret.

Quelles différences entre ces deux situations ?

À Versailles, notre collègue a refusé d’être accompagné(e) par peur de déplaire à la direction. Or, nous le répétons sans cesse, en cas de difficultés prévisibles ou déjà avérées, chaque agent doit être accompagné lors des entrevues avec la direction ! Tout collègue peut se charger de ce rôle d’accompagnement : délégué du personnel, délégué syndical, simple collègue, membre de la famille*…
À Toulouse, notre collègue prenant conscience de l’évolution de sa situation s’est syndiqué(e) et a donc bénéficié de notre soutien ainsi que d’un soutien local progressif. L’affaire est loin d’être close et les dégâts sont également loin d’être réparés mais la prise de conscience de la gravité potentielle de cette situation a permis d’en limiter les effets ;

Son issue sera portée à votre connaissance dès que la Justice aura tranché.

Petit rappel de droit

Monsieur X, professeur, blesse volontairement Monsieur Y, autre professeur.
Monsieur Y, victime d’une incapacité de travail relativement longue, porte plainte pour coups et blessures etc. et se constitue partie civile.
Monsieur X, reconnu coupable, est condamné pénalement (amende, prison), civilement (paiement d’une somme fixée par la juridiction pénale), puis sanctionné administrativement par le rectorat car un professeur ne saurait continuer à exercer avec un casier judiciaire garni.



Hervé Garlet
prive@snalc.fr


* Un(e) collègue craignant à juste titre une maltraitance de la direction s’est fait accompagner par son frère officier de gendarmerie en uniforme. L’entrevue s’est très bien passée et la direction a ensuite adopté une attitude des plus aimables…
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