HORS-CONTRAT OU LA MORT ?

HORS-CONTRAT OU LA MORT ?

HORS-CONTRAT OU LA MORT ?




La question du hors-contrat se pose de plus en plus, non point qu’elle fût inexistante jusqu’à présent, mais parce qu’il faut bien trouver un moyen d’échapper ne serait-ce qu’en partie à la folie destructrice de la « réforme » du collège, version Valaud-Belkacem.

Or, deux écueils font leur apparition :

1°) l’écueil règlementaire

Voyez vous-mêmes : art. L421-4 du code de l’Éducation et notamment le 1°.
S’il venait à l’esprit du ministère et de ses fins limiers de menacer les contrats d’association en cas de non-respect desdites dispositions législatives etc. que décideraient les établissements privés, les directions diocésaines et la tête pourtant déjà courbée de Monsieur Pascal Balmand ?

Deux réponses non exclusives l’une de l’autre paraissent s’imposer :

• soit les collègues – nonobstant la trahison de telles organisations syndicales – et les parents - nonobstant la position de l’APEL – adoptent, un peu tard il est vrai, les positions de l’intersyndicale opposée à la « réforme » Vallaud-Belkacémienne et participent au combat pour sauver ce qui reste du collège ;
• soit ils décident sua sponte de passer outre aux éventuelles exigences et menaces du ministère.

Dans le premier cas, ils auront de fortes chances de réussir avec les collègues du public car nous sommes à près d’un an d’une élection présidentielle et la proche saison des promesses ne saurait plus tarder à faire éclore les fleurs des « arrangements raisonnables » (expression canadienne).
Dans le second cas, il est probable que le ministère recule. Première raison : l’élection, déjà évoquée. Deuxième raison : fermer nombre d’établissements sous contrat provoquerait une très grande colère, y compris chez ceux qui n’ont aucun lien avec l’enseignement privé mais qui veulent garder cette poire pour la soif (rappelez-vous 1984 !) et en outre cela chasserait de nombreux élèves vers le public, généralement en sureffectifs d’élèves et sous-effectifs de professeurs.
Mais : les idéologues et autres pédagodingues sont capables de tous les Robespierrismes et aucun résultat n’est certain.

2°) l’écueil financier

Des cours complémentaires dans les disciplines encore tolérées par Madame le Ministre (2 heures supplémentaires de français en classe de sixième, par exemple), des options non prévues (une langue 1 bis en classe de sixième ou 2 heures de grec ancien l’année suivante), des répétiteurs, des groupes d’élèves gérables (20 ou 25 au maximum, à comparer avec les APA à 35…) et autres initiatives bienvenues mais onéreuses : qui paiera ? Certains pourront, surtout si les établissements s’organisent bien (pas sur le dos des professeurs !!!) pour proposer des prix acceptables – mais quoi qu’il en soit, certaines familles ne pourront jamais dépasser les actuels forfaits d’externat, même les plus faibles. Le question se pose inévitablement : quelle politique retenir ?
Si l’établissement sous contrat retient le choix du service payant à la carte, comme au restaurant (vous reprendrez bien un petit peu de mathématiques ?), la situation qui en résultera probablement est décrite dans l’article précédent.
Ou bien si ce même établissement choisit la solidarité, la coopérative, certains parents refuseront de « payer pour les autres » surtout si leurs enfants n’ont demandé aucun extra.
Dans les grandes villes où les établissements sont parfois très proches les uns des autres, on pourrait imaginer une répartition : ici les « riches » demandeurs et là les « pauvres » qui ne demandent rien ou presque. Difficile parce que chaque établissement a son caractère propre et les familles ont aussi leurs habitudes et leur préférences. Dans les petites villes où l’établissement privé sous contrat est le seul, la question d’une répartition entre établissements ne se posera certainement pas.
Pour terminer : les établissements qui ne pourront rien proposer de plus que leurs voisins du public risquent également de perdre des élèves si leur caractère propre n’est pas suffisamment convaincant.

Bref : avec son entreprise de démolition du collège, Madame Vallaud-Belkacem met bien du monde dans un embarras susceptible de générer des difficultés sociales!

Le hors-contrat apparaît certes comme une solution, même si elle est discutable de divers points de vue, mais rien n’en garantit la mise en place à grande échelle. Le mieux est de rejoindre le SNALC sans plus attendre et d’agir vite (voir par exemple le « Cheval de Troie » sur le site national).


Hervé Garlet
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