LE MOT DU PRESIDENT

LE MOT DU PRESIDENT

Mot du président

Jean-Rémi GIRARD




Y AURA-T-IL DE L’ARGENT À NOËL ?







Alors que la réforme des retraites constitue un gigantesque point de tension dans la société, dans la Fonction publique en général, et à l’Éducation nationale et dans le Supérieur en particulier, le président de la République a signalé à plusieurs reprises qu’il fallait faire quelque chose pour nous. Le 26 août dernier, il disait bien que « les enseignants, les aides-soignantes, les infirmières » seront les professions « lésées » par la réforme des retraites, et qu’« il n’y aura pas de réforme des retraites tant qu’on n’aura pas ensemble bâti une vraie transformation de ces professions ».

Toutefois, le calendrier nous rattrape : pour qu’une éventuelle réforme soit votée en fin d’année scolaire, il faut que le projet de loi entame son parcours dès le mois de janvier. À moins de se placer dans un paradoxe temporel digne d’un auteur de science-fiction, la transformation de notre métier doit donc avoir lieu dans les mois qui viennent. Voire dans le mois qui vient.

Le SNALC a toujours porté la revendication d’une hausse de la rémunération sans contrepartie. Depuis des mois, nous prouvons dans notre revue que cette augmentation est légitime, et même nécessaire, grâce à l’excellent travail de notre commission rémunérations. Depuis des mois, nous insistons lors des mouvements intersyndicaux auxquels nous participons pour que la question des rémunérations fasse systématiquement partie des revendications. Depuis des mois, nous avons construit un corpus de statistiques, de comparaisons nationales et internationales et de propositions concrètes, qui a été adressé au ministère.

Maintenant, les engagements oraux pris par le président doivent être suivis d’effets. Or aucune information concrète n’a été transmise aux organisations syndicales jusqu’à présent. « Il y aura du plus », nous a dit le ministre lors de la réunion avec Jean-Paul Delevoye. Quand ? Combien ? Pour qui ? On n’en sait rien. Ce que l’on sait, c’est que ce « plus » pourrait être conditionné à des modifications d’obligations de services ou de vacances. À croire que le ministère n’est pas au courant de la crise des recrutements.

Le SNALC s’est donc fixé jusqu’à la réunion sur les traitements du 7 novembre pour déterminer si nous rejoignons l’appel à une grande mobilisation à partir du 5 décembre. La politique ne peut se résumer à des contes pour faire passer le temps et endormir les collègues. Certes, nous avons arrêté de croire au père Noël il y a longtemps. Mais nous nous battrons pour qu’il y ait quelque chose dans la hotte cet hiver. Pas des cadeaux, non : juste notre dû.





Le président national, Jean-Rémi GIRARD

le 8 novembre 2019



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