RÉFORME DU COLLÈGE : L’ALTERNATIVE OU L’ÉCHEC

RÉFORME DU COLLÈGE : L’ALTERNATIVE OU L’ÉCHEC

Communiqué de presse du SNALC du 6 mars 2015 :



RÉFORME DU COLLÈGE :

L’ALTERNATIVE OU L’ÉCHEC




Le SNALC a été reçu ce matin au cabinet de la ministre de l’Education nationale. Il a fait part de son inquiétude quant à l’état d’un projet peu lisible sur lequel le CSE devrait se prononcer le 10 avril prochain. Plusieurs éclaircissements lui ont été apportés.

D’abord sur la méthode. Il apparaît que le zèle de certaine direction a obscurci la communication sur le sujet, par la production d’éléments qui appartenaient à la simple phase de réflexion.

Dans les faits, il ressort que le CSE du 12 mars verrait le simple exposé par la ministre des principes directeurs de la réforme. Et il est acquis que des consultations des organisations représentatives seront à la suite organisées.

Il apparaît que les données issues d’évaluations internationales ont pu être prises en compte d’une façon nouvelle. Consciente d’une perte de la qualité des savoirs reçus au collège, la ministre aurait souhaité que la question des acquis disciplinaires soit une préoccupation première qui oriente la réforme.

Le SNALC , quant à lui, a rappelé avec force que l’enseignement ne peut être articulé qu’au sein des disciplines. Les horaires disciplinaires doivent être sanctuarisés : c’est pour lui un préalable. Le socle commun est d’abord un socle de connaissances communes. Il n’y a pas de compétences sans connaissances. De même le SNALC souhaite que tout soutien, accompagnement, soit intégré dans le cadre de la classe, dont chaque professeur a la responsabilité pour sa discipline. Il a souligné être favorable dans cette perspective à la mise en place d’un dispositif où, pour chaque niveau, l’horaire du professeur est supérieur à celui de ses élèves. Il permettrait seul le travail en groupes, selon les besoins. L’interdisciplinarité, enfin, ne peut être que la collaboration et la coordination des activités disciplinaires par niveau : elle ne s’y substitue pas. Particulièrement en sixième, où l’élève doit passer d’un maître à plusieurs professeurs, il convient qu’il identifie fortement un enseignement à une personne, elle-même libre de son enseignement, dans le cadre de programmes clairs, nationaux et suffisamment indicatifs. Cette exigence concerne toutes les « années collège ».

Il a rappelé encore que l’autorité restituée aux maîtres, que réclamait récemment pour eux le Président de la République, passe par ces exigences. Elles sont au cœur du projet de « collège modulaire » que le SNALC défend. Il réclame pour les élèves le droit à des rythmes d’apprentissage différents et compatibles avec leurs aptitudes objectives.

Le SNALC a redit combien nos collègues sont las de réformes de circonstances qui n’ont jamais reconnu les causes du déclin de notre enseignement. Une réforme ne peut servir que si elle est marquée au sceau du courage de la rupture avec les dogmes pédagogiques qui nous ont conduits à un trop important échec. Ce choix n’a pas de coloration politique.

Le SNALC organise le 2 avril à Paris un colloque sur la question du collège, il y engagera le débat sur l’alternative à un demi-siècle perdu.

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